L'ONU demande au Qatar de libérer immédiatement le poète Ibn al Dhib et de respecter la liberté d'expression

Le chef de l'État du Qatar, l'Émir Shiekh Tamim bin Hamad Al-Thani, s'adresse à l'Assemblée générale. Photo ONU

22 octobre 2013 – Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a appelé mardi les autorités du Qatar à libérer immédiatement le poète Mohammed al Ajami qui a été condamné pour la publication d'un poème considéré comme subversif par le régime.

M. al Ajami, qui est également connu comme Ibn al Dhib, a d'abord été condamné à la prison à perpétuité le 29 novembre 2012 pour avoir écrit ce poème, que le régime en place considère comme « insultant » pour les symboles de la nation.

Sa peine a été réduite à 15 ans en février lors d'un procès en appel. Le 20 octobre, la plus haute Cour du Qatar, la Cour de cassation, a confirmé la peine de 15 ans d'emprisonnement. Le seul recours restant pour M. al Ajami est désormais un appel à la clémence de l'émir du Qatar.

« Cette condamnation est manifestement disproportionnée », a déclaré la porte-parole du HCDH, Cécile Pouilly, lors d'une conférence de presse à Genève, en exprimant sa vive préoccupation concernant la décision du tribunal de confirmer la condamnation.

« En janvier dernier, nous avons déjà exprimé publiquement nos préoccupations face à cette condamnation sévère et disproportionnée, l'équité du procès et sur la longue détenyion en isolation de M. al Ajami », a-t-elle ajouté.

« Nous demandons le respect des droits de M. al Ajami, dont celui à la liberté d'expression et nous exigeons sa libération immédiate ».


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