L'AIEA salue le travail de décontamination effectué par le Japon à Fukushima

Une équipe d’experts de l’AIEA examine le réacteur 3 de la centrale de Fukushima Daiichi, au Japon. Photo: IAEA/Giovanni Verlini

21 octobre 2013 – Des progrès notables ont été accomplis par le Japon dans ses efforts pour décontaminer les zones irradiées par l'incident nucléaire de mars 2011 à Fukushima, a conclu un groupe d'experts des Nations Unies, tout en encourageant le gouvernement à mieux promouvoir auprès de l'opinion publique ses activités et objectifs.

Le 11 mars 2011, un séisme violent, d'une magnitude de 9 sur l'échelle Richter, suivi d'un tsunami, avait fait 20.000 victimes dans l'est du pays. La centrale de Fukushima Daiichi avait été gravement endommagée par la catastrophe, entraînant une contamination de l'atmosphère, de l'eau, de la faune et de la flore dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres. Il s'agit du pire incident nucléaire depuis la catastrophe de Tchernobyl, en 1986.

La mission a reconnu « les moyens colossaux » consacrés par le Japon à ses stratégies et activités de remise en état de la centrale et de la région, avec pour objectifs d'améliorer les conditions de vie des victimes de l'accident nucléaire et permettre aux personnes évacuées de réintégrer leurs domiciles, déclare l'AIEA dans un communiqué de presse.

« Le Japon a énormément fait pour réduire l'exposition de la population locales à la radioactivité, œuvrer au retour des personnes évacuées et aider les communautés à surmonter les troubles économiques et sociaux engendrés par la catastrophe », déclare Juan Carlos Lentigo, Directeur de la Division du cycle du combustible et de la technologie des déchets au Département de l'énergie nucléaire de l'AIEA.

Son équipe s'est dite réellement impressionnée par le nombre de ministères, organismes et collectivités locales impliquées dans ces efforts cruciaux.

La mission, qui s'est déroulée du 14 au 21 octobre à la demande du gouvernement japonais, a salué la distribution de dosimètres individuels aux résidents pour les aider à mesurer la radioactivité.

« Des progrès ont été réalisés dans la réhabilitation des terres arables contaminées et la mise en œuvre complète de mesures de sécurité alimentaire, qui ont permis de protéger les consommateurs et de restaurer leur confiance dans les produits de la ferme », relèvent les experts, qui font aussi état d'un programme de surveillance des sources d'eau naturelles et des poissons d'eau douce.

La mission a toutefois encouragé le gouvernement japonais à redoubler d'efforts pour expliquer au public que la dose supplémentaire de radiation individuelle de 1 millisievert par an, présenté comme l'objectif à long terme, ne pourra être réalisé uniquement par des travaux de décontamination.

Il a également encouragé les institutions concernées au Japon à évaluer le rôle que l'Autorité de régulation nucléaire pourrait jouer dans l'examen des activités d'assainissement, en particulier ceux de long terme.

En outre, la mission a préconisé les organisations compétentes à évaluer la sûreté des installations et des activités de traitement des matériaux contaminés, pour permettre leur examen indépendant.


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