Mission d'évaluation de l'AIEA de la sûreté de centrales nucléaires en République tchèque

La centrale nucléaire de Dukovany en République Tchèque. Photo: AIEA

10 octobre 2013 – Une équipe internationale dirigée par des experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a conclu jeudi une évaluation des mesures prises par la principale compagnie nationale d'électricité en République tchèque (CEZ) pour sécuriser les deux centrales nucléaires de Dukovany et Temelin.

Formée de représentants de l'agence onusienne et d'experts en provenance de la Finlande, de la France, de la Roumanie et des États-Unis, l'équipe s'est appuyée sur les normes de sûreté de l'AIEA pour formuler des recommandations.

« L'équipe a vérifié les pratiques en vigueur à la CEZ, », indique l'AIEA dans un communiqué de presse, ajoutant que celles qui s'avèrent les plus sûres seront partagées avec le reste de l'industrie nucléaire.

L'équipe a également identifié des améliorations possibles dans les procédures et les performances de la CEZ pour l'exploitation sûre des centrales.

L'équipe a également abordé les aspects liés à la gestion des centrales, à la surveillance indépendante, aux ressources humaines, à la communication, à la maintenance, au support technique et à l'approvisionnement.

Selon l'agence onusienne basée à Vienne, l'administration de la CEZ s'engage à suivre les recommandations de l'AIEA et a demandé à l'agence d'organiser une mission de suivi dans 18 mois.

« Les mission des équipes d'experts constituent l'un des outils les plus importants de l'AIEA pour assurer une meilleure mise en œuvre de ses normes de sécurité », a déclaré le Directeur général adjoint au Département de la sécurité nucléaire de l'AIEA, Denis Flory.

« Depuis 1982, nous avons effectué près de 200 missions de contrôle dans le monde entier, mais celle-ci est la première en son genre parce que nous nous sommes concentrés sur la performance du gérant des centrales », a ajouté M. Flory.

« Nous avons souhaité mettre l'accent sur le côté organisationnel et humain plutôt que le côté purement technologique », a-t-il ajouté.


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