Le Vice-Ministre des affaires étrangères de la RPDC, partisan d'une réunification pacifique de la péninsule coréenne

Le Vice-Ministre des affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Pak Kil Yon. Photo: ONU/Eskinder Debebe

1 octobre 2013 – Tout en rappelant la volonté de son pays d'œuvrer en faveur de la paix et du développement, le Vice-Ministre des affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Pak Kil Yon, a exhorté mardi l'Organisation des Nations Unies à s'engager sur la voie de réformes et réaffirmé son souhait de trouver une solution pacifique à la question de la réunification de la péninsule coréenne.

« Le comportement autoritariste et arbitraire d'un État en particulier, menaçant la paix et la sécurité mondiales, devrait être banni des relations internationales afin de parvenir à une coopération et un développement véritables entre États, fondée sur le principe de l'égalité souveraine », a lancé le Vice-ministre nord-coréen, en introduction de son allocution à l'Assemblée générale.

Fustigeant « l'intervention injuste, les pressions et l'utilisation de la force, actuellement à l'œuvre contre la Syrie », Pak Kil Yon a renvoyé dos à dos ce qu'il considère comme « une violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale syriennes » et l'embargo exercé par les États-Unis à l'encontre de Cuba, appelant à ce que soit « mis un terme le plus tôt possible » à ces situations.

« En dépit des efforts internationaux pour la protection et la promotion des droits de l'homme », a déploré le Vice-ministre, « la partialité de traitement non dissimulée est à l'honneur dans l'enceinte des Nations Unies, prenant pour cible les pays en développement de manière toujours aussi arbitraire ».

« La réforme des Nations Unies est devenue un problème brulant, nécessitant d'être réglé sans délai », a poursuivi Pak Kil Yon, pour qui « les instances du Conseil de sécurité font régulièrement les frais d'un certain État, qui se sert du Conseil pour ses intérêts stratégiques ».

« L'adoption forcée, en janvier dernier, de résolutions sanctionnant injustement le lancement pourtant légitime de notre satellite, réalisé dans le respect du droit international et à des fins pacifiques », a rappelé le Vice-ministre, est « un exemple typique » de la manipulation du Conseil par les États-Unis.

La possibilité de recourir à des sanctions et à la force « ne devrait être dévolue qu'à la seule Assemblée générale, sous son autorité et à son approbation », a estimé Pak Kil Yon, au dernier jour du débat général.

« Le développement durable et la protection réelle des droits de l'homme resteront hors de portée tant que la paix et la sécurité, telles que prévues par la Charte des Nations Unies, ne seront pas garantis », a-t-il exhorté.

S'agissant de la situation dans la péninsule coréenne, « la RPDC demeure engagée en faveur d'une cessation des tensions par le dialogue et la négociation », a plaidé le Vice-ministre.

« La réunification du pays est un souhait caressé par nous depuis longtemps et la tâche la plus pressante des nations coréennes », a assuré Pak Kil Yon, précisant que Pyongyang « travaillera main dans la main avec tous ceux qui appellent sincèrement de leurs vœux la réunification, la réconciliation et la prospérité ».

Rappelant en conclusion la volonté de son pays d'œuvrer en faveur de la paix, le Vice-Ministre a annoncé que « l'élimination complète de toutes les armes nucléaires est la demande unanime de la société internationale », ajoutant que « les négociations sur le désarmement nucléaire devraient commencer sans délai, afin de travailler à la création d'instruments universels codifiant juridiquement les garanties négatives de sécurité et l'interdiction de l'utilisation des armes nucléaires ».


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