Le Maroc s'engage à jouer un rôle important dans la stabilité régionale au Sahel

Le Ministre des affaires étrangères et de la coopération du Maroc, Saad Dine El-Otmani. Photo: ONU/Evan Schneider

30 septembre 2013 – Le Ministre des affaires étrangères et de la coopération du Maroc, Saad Dine El-Otmani, a exprimé lundi la préoccupation de son gouvernement devant le développement trop lent d'un grand nombre de pays africains, conséquence selon lui de la baisse de l'aide publique au développement (APD), de la diminution du volume des investissements étrangers, ainsi que des difficultés d'accès de leurs produits aux marchés internationaux.

« En raison de sa situation géographique comme pont de convergence entre l'Afrique et l'Europe, le Maroc a tenu à renforcer ses relations de partenariat politique et économique avec l'Union européenne », a déclaré le Ministre à la tribune de l'Assemblée générale, en rappelant par ailleurs l'attachement de son pays à la coopération Sud-Sud.

« Le Maroc attache la plus grande importance aux questions d'immigration, notamment l'amélioration des conditions de vie des immigrés, aussi bien des Marocains vivant dans les pays d'accueil que des étrangers résidant sur le sol marocain », a-t-il poursuivi.

Pa railleurs, s'il s'est félicité de la réussite du processus électoral au Mali et des progrès enregistrés en matière de sécurité dans le pays, le Ministre a cependant appelé la communauté internationale à respecter les engagements qu'elle s'est fixés lors de la Conférence des donateurs pour le développement de ce pays.

Le Ministre a assuré que pour sa part, le Maroc s'engage à maintenir son soutien au gouvernement et au peuple maliens dans « cette période délicate de son histoire, en particulier dans les domaines de la réconciliation nationale et de la justice transitionnelle ».

Le Ministre a ensuite salué l'initiative du Secrétaire général d'organiser un dialogue de haut niveau sur le Sahel en marge de l'Assemblée générale, et son intention d'effectuer une visite dans la région avec le Président de la Banque mondiale.

Son pays, a-t-il dit, aspire également à activer l'Organisation des États africains riverains de l'Océan atlantique, afin de renforcer le dialogue et la coopération interrégionale et de lutter contre les effets du crime organisé sur les pays du littoral et de la zone sahélo-saharienne.

« Conscients de la nécessité de développer une stratégie entre les pays du Sahel et ceux de l'Union du Maghreb arabe visant à lutter contre le terrorisme, le Maroc a abrité en mars 2013 une conférence régionale sur le contrôle aux frontières au Sahel et au Maghreb », a expliqué M. El-Otmani, qui a également fait valoir l'initiative conjointe que l'Espagne et son pays ont lancée sur le renforcement de la médiation dans la région méditerranéenne.

Unique membre arabe du Conseil de sécurité, le Maroc s'est impliqué dans les efforts arabes et internationaux visant à trouver une solution politique pour mettre fin à la violence en Syrie et réaliser les aspirations légitimes du peuple syrien à la liberté et à la démocratie, dans le cadre de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale de la Syrie.

Au niveau régional, le Ministre des affaires étrangères a assuré que le Maroc a interagi « avec sérieux et crédibilité avec les appels du Conseil de sécurité à trouver une solution politique définitive et négociée au différend régional sur le Sahara marocain à travers son initiative courageuse d'autonomie ».

« Toutefois, l'intransigeance des autres parties et leur attachement à une logique passéiste empêche toute évolution vers une solution globale de ce différend artificiel. Elle menace la stabilité des pays de la région en créant un terrain propice au terrorisme, à la contrebande et au crime organisé », a-t-il souligné, avant de renouveler « son engagement total » envers le processus politique sous les auspices de l'ONU.


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