L'ONU souligne l'urgence à renforcer les mesures pour limiter les risques liés aux catastrophes naturelles

La Représentante spéciale pour la réduction des risques de catastrophes, Margareta Wahlström.

30 septembre 2013 – Si aucune réponse collective n'est mise en œuvre, les pertes économiques globales engendrées par les catastrophes naturelles s'élèveront à près de 25.000 milliards de dollars au 21ème siècle, a indiqué lundi la Représentante spéciale du Secrétaire général pour la réduction des risques de catastrophes, Margareta Wahlström.

« Le récent rapport scientifique du groupe intergouvernemental d'experts sur les changements climatiques prévient du risque significatif de pertes considérables si l'allocation de ressources suffisantes n'est pas assuré pour la prévention d'événements météorologiques extrêmes », a déclaré Mme Wahlström dans un communiqué de presse, ajoutant que « nous risquons des pertes équivalentes à un tiers du PIB annuel mondial, ce qui n'est, de toute évidence, ni viable ni acceptable ».

« L'exposition accrue des personnes et des biens économiques aux risques des catastrophes a été la principale cause de la forte augmentation des pertes économiques dans le monde au cours des cinq dernières années. Nous devons faciliter une approche globale des mesures qui peuvent être prises pour réduire l'exposition et le risque de catastrophe », a-t-elle ajouté.

La première décennie de ce siècle, la plus chaude jamais enregistrée, a notamment été le cadre d'un nombre de décès sans précédent, dus à des canicules, y compris dans les pays européens prospères. Les sécheresses sont également plus fréquentes, au détriment de la sécurité alimentaire pour certaines des populations les plus vulnérables du monde, notamment dans le Sahel et la Corne de l'Afrique.

« En 2013 nous avons eu une nouvelle preuve de la vulnérabilité croissante des personnes et des communautés face aux inondations. On peut désormais s'attendre à ce que la moyenne annuelle de 116 millions de personnes touchées par des inondations augmentent considérablement, si la mise en œuvre des règlementations sur l'utilisation des terres et les normes de construction dans le bâtiment ne sont pas renforcées partout dans le monde », a souligné Mme Wahlström.

Les gouvernements se doivent, selon elle, d'intensifier les efforts en cours afin de s'assurer que les infrastructures essentielles, telles que les écoles, les établissements de santé, les maisons, et les structures de l'industrie et des transports soient protégés contre les phénomènes météorologiques extrêmes.

« Même si des mesures énergiques sont prises pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, nous devrons vivre avec les conséquences de l'actuelle accumulation des émissions de carbone durant de nombreuses années à venir », a déploré en conclusion Mme Wahlström.


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