Le programme de développement post-2015 doit tenir compte des disparités entre les nations, prévient Maurice

Le Premier Ministre de Maurice, Navinchandra Ramgoolam. Photo: ONU/Ryan Brown

28 septembre 2013 – Le futur programme de développement mondial devra tenir compte des spécificités des différents pays, en particulier des plus petits et des plus faibles d'entre eux, a indiqué le Premier Ministre de Maurice à l'Assemblée générale.

« Nous avons besoin d'un cadre de développement commun, mais avec des échéances et des stratégies de mise en œuvre différenciées en raison des disparités existant entre les niveaux de développement », a expliqué Navinchandra Ramgoolam dans son adresse au débat annuel de haut niveau de l'Assemblée générale.

Les États membres sont actuellement engagés dans des négociations sur le programme de développement mondial pour l'après 2015, date-butoir de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

M. Ramgoolam a déclaré que ce nouveau programme de développement devrait prévoir une feuille de route pour un système économique interdépendant, reposant sur l'idée que l'économie mondiale n'est jamais aussi forte que lorsque tous ses maillons le sont.

« Bien sûr, les spécificités de certains pays ou régions et le rythme auquel les changements sont entrepris ne sont pas toujours appropriés à la réalisation d'objectifs universels », a-t-il noté. « Mais l'approche conceptuelle et l'élaboration de l'agenda post-2015 devront plus que jamais auparavant dans l'histoire s'appuyer sur l'idée que les économies sont interdépendantes. »

« L'éradication de l'extrême pauvreté, l'autonomisation des femmes, la création d'opportunités éducatives et professionnelles pour les jeunes, l'amélioration des soins de santé et la gestion des sources d'énergie, d'eau et de la nourriture sont des préoccupations universelles. »

Le Premier Ministre a ajouté que les perspectives de croissance économique mondiale restent incertaines, principalement en raison de multiples difficultés rencontrées par les pays développés.

« Dans un tel monde interconnecté et interdépendant comme le nôtre, pas une seule nation n'est à l'abri des chocs extérieurs », a-t-il mis en garde. « Les petits pays en développement sont très préoccupés par le ralentissement de la croissance mondiale, le déclin du commerce international, ce qui réduit d'autant les offres d'emploi et creuse les inégalités. »

«Les petits États sont particulièrement sensibles aux chocs extérieurs car ils sont fortement dépendants des marchés étrangers pour le commerce, le tourisme et les investissements. Ils sont également préoccupés par les prix de l'énergie et des denrées alimentaires, soumis à une forte volatilité. »

« Les divisions habituelles du passé ne sont plus valides », a-t-il déclaré. « Les mesures prises au niveau national ne sont pas suffisantes, il devrait aussi y avoir une coopération renforcée et des partenariats aux niveaux régional et international. Il est donc impératif que les faiblesses et les inégalités de l'actuelle gouvernance économique mondiale soient abordées de toute urgence. »


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