Conflit en Syrie : le Secrétaire général défend de nouveau l'option diplomatique

Le Secrétaire général Ban Ki-moon. Photo: ONU/Paulo Filgueiras (photo d’archive)

26 septembre 2013 – « Il n'existe aucune solution militaire à la crise politique syrienne », a déclaré jeudi le Secrétaire général de l'ONU dans un message lors de la réunion ministérielle du Groupe des Amis du peuple syrien, qui s'est tenue au Siège de l'ONU à New York.

D'après Ban Ki-moon, la seule issue à la crise syrienne passe par le dialogue et les négociations politiques.

Le Secrétaire général de l'ONU a déclaré que le peuple syrien a déjà trop souffert et qu'il est temps « de laisser derrière soi les différences et d'agir en prenant des mesures diplomatiques », tout en exhortant à ce que Genève II, la Conférence de paix de la Syrie, se tienne dans les plus brefs délais.

« Les parties réunies dans cette salle aujourd'hui ont le potentiel et la responsabilité de relever ce défi et de trouver un moyen de mettre fin à la brutalité que le peuple syrien continue d'endurer », a poursuivi Ban Ki-moon.

Le Chef de l'ONU a annoncé son intention de se réunir vendredi avec le Représentant spécial conjoint de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, afin de tenter de fixer une date pour la tenue de Genève II.

Pour que cette conférence soit couronnée de succès, il est nécessaire que toutes les parties conviennent que l'objectif de ce sommet est la mise en place d'un gouvernement de transition doté des « pleins pouvoirs exécutifs » instauré sur la base du « consentement mutuel ».

Dans son message au Groupe des amis du peuple syrien, lu par le Sous-Secrétaire général de l'ONU pour les affaires politiques, Oscar Fernandez-Taranco, Ban Ki-moon a affirmé que cette coalition jouerait un rôle clé dans le succès de Genève II.

« Le Groupe a également un devoir fondamental de veiller à ce que la Syrie ne soit pas fragmentée et que ses citoyens soient traités par un État stable et cohérent qui reflète les aspirations démocratiques des citoyens », a déclaré le Sous-Secrétaire général.

Pour le Secrétaire général, la solution peut et doit conduire à la création d'une démocratie plurielle et garantir les droits humains de tous, dans le plein respect de la souveraineté, de l'unité et de l'intégrité territoriale de la Syrie.

La seule alternative, c'est le chaos, a-t-il mis en garde.

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