Le chef du gouvernement libyen assure que son pays se rapproche d'un État démocratique moderne

Le Premier Ministre de la Libye, Ali Zeidan. Photo: ONU/Sarah Fretwell

25 septembre 2013 – Le Premier Ministre de la Libye, Ali Zeidan, a déclaré mercredi, devant l'Assemblée générale, que le peuple de son pays avait fait un pas en direction d'un État démocratique moderne en assurant le succès des élections du 7 juillet 2012 et la formation d'un Congrès national.

Le gouvernement intérimaire, a-t-il expliqué aux États membres au deuxième du débat général, travaille désormais, en cette période de transition, à mettre en œuvre dans les délais impartis les priorités et réformes des institutions, notamment de la police, de l'armée et de la justice. Il a assuré que le peuple Libyen sera toujours reconnaissant pour les efforts et l'appui fourni par les Nations Unies depuis la chute du régime de Colonel Mouammar Al-Qadafi.

La Libye, a poursuivi son Premier Ministre, est toutefois confrontée à de nombreux problèmes, principalement liés à l'immigration illégale. Il a donc appuyé les initiatives de coopération visant à juguler ce phénomène dans le respect de la souveraineté nationale, de la dignité et des droits des migrants. A cet égard, M. Zeidan a salué la qualité de la coopération entre l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et la Libye et l'appui prêté par l'Union européenne pour aider son pays à sécuriser ses frontières.

La Libye, a-t-il rappelé, a organisé en mars 2012 la Conférence ministérielle régionale sur la sécurité des frontières, qui s'est conclue par l'adoption du Plan d'action de Tripoli sur la coopération relative aux frontières, tandis que la ville de Ghadamès a, pour sa part, organisé, le 12 janvier 2013, une réunion sur le renforcement de la coopération entre la Libye, l'Algérie et la Tunisie afin de mieux répondre aux défis posés par les développements au Sahel et dans la région du Sahara.

Par ailleurs, le Premier Ministre a déclaré que la Libye attachait une grande importance à la question des droits de l'homme et travaillait à amender toute loi en contradiction avec ces principes. M. Zeidan a enfin assuré de la volonté de son pays d'examiner tous les instruments de désarmement auxquels il n'avait pas encore adhéré, rappelant qu'il était partie à la plupart des instruments relatifs à la lutte contre le terrorisme.


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