RDC: L'ONU condamne fermement les attaques de groupes armés contre des écoles et hôpitaux

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République démocratique du Congo (RDC), Martin Kobler. Photo MONUSCO/Myriam Asmani

25 septembre 2013 – Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC), Martin Kobler, condamne mercredi avec la plus grande fermeté les attaques contre des écoles et hôpitaux perpétrées par des parties prenantes au conflit, en particulier par le groupe armé ADF dans le territoire de Beni.

« L'ADF et toutes les autres parties impliquées dans de tels actes doivent immédiatement arrêter de commettre ces actes de violations regrettables des droits de l'enfant qui ont, par ailleurs, privé plus de 7.000 enfants d'accès à l'éducation et affecté la prestation de services de santé à des milliers d'autres », a déclaré dans un communiqué de presse le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO).

Suite à une mission d'enquête conjointe menée par la MONUSCO et les autorités locales dans la région de Kamango, dans le territoire de Beni, « il s'est avéré que les éléments de l'ADF ont saccagé 11 écoles primaires et cinq centres de santé en juillet 2013, détruisant des meubles scolaires et en pillant des médicaments et équipements d'hôpitaux », a précisé le Représentant spécial, ajoutant que de novembre 2012 à mai 2013, les éléments de l'ADF ont attaqué quatre autres centres de santé et une école, dans le même territoire.

« Les auteurs des attaques contre les écoles et hôpitaux comprennent les groupes armés suivants: FDLR, Raia Mutomboki, M23, NDC Cheka, et Nyatura », a déclaré M. Kobler, précisant que les incidents dont il est question sont l'occupation d'écoles, le pillage d'équipements et médicaments ainsi que les enlèvements des d'enseignants et de personnel médical. « Par ailleurs, la Brigade Intégrée des FARDC a occupé temporairement cinq écoles et utilisé, pendant l'occupation, les bancs et les chaises des écoles pour en faire des bois de chauffage. »

« Aux termes de la Résolution du Conseil de Sécurité 1988, les attaques dirigées contre les écoles et les hôpitaux constituent une violation grave des droits des enfants dans le contexte de conflit et amènera le Secrétaire Général des Nations Unies à les inclure dans son rapport annuel sur les Enfants et les Conflits armés et à des sanctions contre leurs auteurs », s'est indigné le Représentant spécial.

Ce communiqué intervient suite à la tenue le 23 septembre de la deuxième réunion du Mécanisme de suivi régional de l'Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région des Grands Lacs, à laquelle le Représentant spécial a assisté, au siège de l'Organisation des Nations Unies à New York. Dans leur communiqué final, les signataires de l'Accord-cadre avaient condamné fermement la reprise récente des activités militaires dans l'est de la RDC, tout en saluant certaines avancées dans la mise en œuvre de cet instrument, rendue possible par la coopération régionale.

À ce jour, 49 incidents portant sur des attaques contre des écoles et des installations sanitaires par des groupes armés en RDC ont été documentées par les Nations Unies, depuis le début de 2013.


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