La Suisse s'inquiète d'un retour à la «politique de la puissance»

Le Président de la Confédération suisse, Ueli Maurer. Photo: ONU/Paulo Filgueiras

24 septembre 2013 – La Suisse a exprimé aujourd'hui son inquiétude devant ce qu'elle considère comme un retour à la « politique de la puissance », qui verrait les grands États de nouveau choisir d'exercer leur pouvoir par la force, réaffirmant l'égalité de tous les Etats en vertu de la Charte des Nations Unies.

« J'espère sincèrement que cette tendance sera corrigée », a déclaré le président de la confédération suisse, Ueli Maurer, a déclaré lors du débat général de la 68ème session de l'Assemblée générale. « Aucun pays n'impose sa loi aux autres. Les problèmes ne sont pas résolus par un diktat, mais par la négociation ».

Le Président a fait valoir que les efforts humanitaires faisaient partie de l'histoire de son pays et que c'était un honneur pour la Suisse d'offrir la neutralité de son sol neutre pour des pourparlers de paix.

A cet égard, le Président Maurer a rappelé qu'il y a 150 ans, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avait été créé à Genève et que la Suisse et le CICR avaient en commun une même tradition de neutralité dans l'action humanitaire.

Evoquant ensuite le conflit en Syrie, le Président suisse a déclaré que les violations graves et systématiques du droit international humanitaire et des droits de l'homme qui y avaient été commises ne devaient pas être tolérées, appelant le Conseil de sécurité à renvoyer cette situation devant la Cour pénale internationale (CPI).

Dans son allocution, le Président Maurer a demandé aux membres permanents du Conseil de sécurité de surmonter leurs divergences pour « trouver un terrain d'entente ». Il a réitéré la nécessité de n'épargner aucun effort pour trouver une solution politique et plaidé pour la reprise des pourparlers à Genève.

M. Maurer a également indiqué les problèmes mondiaux exigent des solutions mondiales. Mais pour être à la hauteur de ce rôle, l'ONU doit être efficace et innovante, a-t-il ajouté.

Reconnaissant que l'Organisation est active dans de nombreux domaines, le Président a ajouté : «Il y a peut-être un risque qu'elle fait trop de choses et en a perdu sa concentration »


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