Sierra Leone : l'ONU insiste sur la mise en œuvre du programme pour la prospérité

Le Représentant exécutif du Secrétaire général de ce pays devant le Conseil de sécurité, Anders Toyberg-Frandzen. Photo: ONU/JC McIlwaine

19 septembre 2013 – Une mobilisation internationale d'envergure est indispensable pour financer le « Programme pour la prospérité », la stratégie nationale de développement arrêtée par la Sierra Leone, a plaidé jeudi le Représentant exécutif du Secrétaire général de ce pays devant le Conseil de sécurité.

Rappelant que le coût d'exécution de ce Programme s'élève à six milliards de dollars, Jens Anders Toyberg-Frandzen, a indiqué qu'il existe un déficit de deux milliards qui exigera un appui international accru, ainsi que la mobilisation de ressources nationales significatives par le biais d'investissements étrangers.

Présent également lors de cette réunion du Conseil, le Président de la formation « Sierra Leone » de la Commission de consolidation de la paix (CCP), Guillermo E. Rishchynski, a annoncé la tenue prochaine d'une réunion de haut niveau destinée à attirer l'attention des partenaires de développement sur le financement du Programme pour la prospérité.

Après avoir salué l'instauration de cadres juridique et institutionnel solides à l'appui de cette stratégie, M. Toyberg-Frandzen a salué le lancement, le 30 juillet dernier, du processus de révision de la Constitution. « Nous sommes heureux que ce processus soit conduit par les Sierra-léonais eux-mêmes, ce dont atteste la composition de la Commission d'examen de la Constitution chargée de surveiller le processus », s'est-il félicité.

Qualifiant ensuite le processus « d'opportunité historique pour le renforcement des institutions démocratiques » du pays et la promotion d'un développement économique équitable et de la justice sociale pour tous, le Représentant exécutif a indiqué que son financement avait été assuré grâce au concours du gouvernement sierra-léonais, de l'Union européenne, du Royaume-Uni et des Nations Unies.

Les autorités sierra-léonaise, a-t-il cependant mis en garde, doivent continuer à combattre la corruption, à professionnaliser les secteurs clefs de la justice et la sécurité tout en garantissant leur indépendance et à renforcer le rôle du Parlement. C'est pourquoi il a salué l'engagement du Président Koroma à appliquer une politique de tolérance zéro en matière de lutte anticorruption.

Après avoir appelé les partis politiques sierra-léonais à surmonter leurs divergences « dans l'intérêt supérieur du pays », il s'est attardé sur le plan de retrait du BINUCSIL d'ici à mars 2014, date à laquelle certaines des responsabilités seront confiées à l'équipe de pays des Nations Unies. Le Représentant exécutif s'est réjoui de la finalisation, par cette équipe, d'un plan-cadre pour la période 2015 -2020, à l'appui de la mise en œuvre du Programme pour la prospérité.

« J'appelle tous les Sierra-léonais à mettre de côté leurs différences politiques et leurs intérêts particuliers et à travailler ensemble, dans un esprit d'unité nationale, à la promotion de l'agenda du développement et de démocratisation de leur pays », a déclaré en conclusion M. Toyberg-Frandzen.


News Tracker: autres dépêches sur la question

Sierra Leone : le Conseil de sécurité proroge une dernière fois le mandat du BINUCSIL, jusqu'au 31 mars 2014

En savoir plus





Coup de projecteur