L'ONU salue l'accord conclu entre quatre pays africains pour la gestion commune de leurs ressources hydriques

Photo: PNUE

18 septembre 2013 – L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a salué mercredi la signature d'un accord-cadre par quatre pays d'Afrique du Nord-Est pour améliorer la gestion de l'eau d'un réservoir souterrain situé le long des frontières entre ces pays.

Le Tchad, l'Égypte, la Libye et le Soudan se sont mis d'accord sur un programme pour renforcer l'exploitation et le partage équitables de la nappe phréatique souterraine du bassin de Nubie. En vertu de cet accord, les pays s'engagent à renforcer et développer le mécanisme de coordination régional qui existe déjà, notamment en établissant une autorité commune pour la gestion de la nappe phréatique.

« Je félicite toutes les parties prenantes à cette réalisation considérable », indique le Directeur général de l'AIEA, Yukiya Amano, dans un communiqué de presse. L'accord est l'aboutissement d'un projet de coopération technique commune du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), de l'Organisation des Nations Unies pour la science, l'éducation et la culture (UNESCO) et de l'AIEA.

« L'eau est une ressource clé, la gestion et l'utilisation efficaces des ressources hydriques sont essentiels pour l'avenir. L'accord concernant le programme d'action stratégique est le fruit d'une réelle coopération entre les quatre États, l'AIEA et le PNUD. Je suis confiant que ce programme sera couronné de succès et bénéfique pour les populations dans la région », a-t-il ajouté.

Le programme pose les bases d'une coopération renforcée entre ces quatre pays arides et renforcera leur capacité à surveiller et gérer la nappe de façon efficace. Avec l'expansion démographique et la diminution des autres sources, la nappe phréatique est de plus en plus exploitée.

« Le PNUD félicite les gouvernements du Tchad, de la Libye, de l'Égypte et du Soudan pour cette étape historique de la gestion coopérative des ressources souterraines partagées d'eau qui sont primordiales pour préserver les moyens de subsistances et les écosystèmes », a souligné de son côté l'Administratrice du PNUD, Helen Clark.


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