Le Président sortant de l'Assemblée générale, Vuk Jeremić, fait le bilan de la 67ème session

Le Président sortant de l’Assemblée générale des Nations Unies, Vuk Jeremic, passe le marteau au Président de la 68ème session, John Ashe d’Antigua et Barbade. Photo: ONU

16 septembre 2013 – À la clôture de la soixante-septième session de l'Assemblée générale, son Président Vuk Jeremić a confirmé qu'au cours de l'année écoulée, l'Assemblée générale avait adopté 90 décisions orales ou écrites et environ 300 résolutions.

Selon lui, l'une des plus importantes décisions porte sur le Traité sur le commerce des armes. Le Président sortant a aussi mentionné la « réunion historique » au cours de laquelle la Palestine a accédé au statut d'État non membre observateur, ouvrant selon lui la voie à des négociations directes entre les parties.

Une autre avancée notable de la soixante-septième session, a été le texte historique sur la gouvernance économique mondiale. Les États Membres ont ainsi, et pour la toute première fois, posé les bases d'une interaction « flexible et régulière » entre l'ONU, le G20, les pays qui n'en sont pas membres, ainsi que les institutions financières internationales.

Cette initiative, a déclaré M. Jeremić, permettra de compléter les efforts déjà existants au niveau multilatéral pour établir un système de gouvernance économique mondiale plus inclusif et participatif.

M. Jeremić a ensuite évoqué les débats thématiques, une dizaine au total, qu'il a convoqués au cours de son mandat, se félicitant, en particulier, du « nombre record » d'États Membres qui y ont participé.

« Ensemble, nous avons fait en sorte qu'il n'y ait plus de sujets tabous à l'Assemblée générale, ce qui aidera ce parlement universel à avoir un rôle plus prononcé dans la gouvernance des affaires du monde », a déclaré le Président, pour qui la tragédie en Syrie un échec cuisant reste.

« Notre échec à trouver le moyen de mettre un terme au carnage me fait profondément honte », a avoué le Président. « La Syrie n'est que la dernière fissure à être apparue dans le système international face à une humanité qui traverse une crise existentielle comme aucune autre dans notre longue histoire et tumultueuse ».

C'est dans ce contexte que les dirigeants du monde se sont retrouvés en juin 2012 à Rio pour jeter les bases de l'agenda post-2015. Pour en assurer le suivi, l'Assemblée a créé un Groupe de travail chargé de définir les objectifs du développement durable, convenu des termes de référence du Comité d'experts sur les options du financement desdits objectifs et dégagé un consensus sur le cadre du lancement du Forum politique de haut niveau chargé de créer les modalités de suivi.

« L'Assemblée générale a moins de 850 jours pour parachever cette tâche, sans doute l'effort le plus difficile de l'histoire de la diplomatie multilatérale. Si l'Assemblée échoue à créer les paramètres d'une transition universelle vers la viabilité, le monde ne s'en remettra jamais », a mis en garde l'ancien Ministre serbe des affaires étrangères.


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