Le Conseil de sécurité exhorte la Guinée-Bissau à tenir ses élections dès que possible

Le bâtiment de l’Assemblée nationale en Guinée-Bissau.

12 septembre 2013 – Le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé mercredi les autorités de Guinée-Bissau à régler les questions en suspens et à rendre le processus électoral possible dans les meilleurs délais.

Dans un communiqué rendu public hier soir, les 15 membres du Conseil juge « impératif que les élections présidentielles et législatives soient organisées dès que possible, en tenant compte de la fin de la période de transition fixée au 31 décembre 2013 ».

Ils appellent à la levée des obstacles persistant, notamment en adoptant un code de conduite et en veillant à la participation de tous les acteurs politiques au processus électoral.

Le Conseil insiste également sur le fait que les autorités de transition « prenne toutes les mesures appropriées pour approfondir le dialogue politique interne » et faire en sorte que ces élections soient crédibles, transparentes, inclusives et démocratiques.

Responsable de plusieurs coups d'État, à l'origine d'une instabilité chronique depuis l'indépendance acquise en 1974 par la Guinée-Bissau jusqu'alors sous tutelle portugaise, l'armée de ce petit pays d'Afrique de l'Ouest a pris le pouvoir en avril 2012. L'ordre constitutionnel n'y a toujours pas été rétabli et un gouvernement dirigé par le président de transition Serifo Nhamadjo a été mis en place jusqu'aux prochaines élections.

Plus tôt ce mois-ci, le Représentant spécial du Secrétaire général Jose Ramos Horta, qui est également le chef du Bureau politique de l'ONU en Guinée- Bissau (BINUGBIS), avait prévenu le Conseil de sécurité que le retard éventuel des scrutins pourrait « déstabiliser la situation politique, sapant les efforts que nous avons accompli jusqu'ici ».

Dans sa déclaration d'hier, le Conseil de sécurité salue les engagements des partenaires internationaux de la Guinée-Bissau, les appelant à rester engagés en faveur du processus politique.

« Le soutien des partenaires de la Guinée-Bissau est nécessaire pour financer le processus électoral », estiment ses membres tout en soulignant la nécessité d'un soutien financier à l'appui des élections.

Le Conseil réitère également ses préoccupations au sujet de la « culture d'impunité » et du « manque de responsabilité » en Guinée-Bissau, exhortant à mettre en œuvre les conclusions de la Conférence nationale sur l'impunité, la justice et les droits de l'homme.

En juillet dernier, l'Union africaine avait mené une seconde mission d'évaluation conjointe en Guinée-Bissau avec le concours de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), de l'Union européenne, de l'Organisation Internationale de la Francophonie et de l'ONU.


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