Grands Lacs: pas d'impunité pour les auteurs de crimes graves, assure l'Envoyée spéciale Mary Robinson

L'Envoyée spéciale pour les Grands Lacs, Mary Robinson, aux côtés du Représentant spécial du Secrétaire général pour la RDC, Martin Kobler. Photo: MONUSCO

6 septembre 2013 – L'Envoyée spécial du Secrétaire général pour les Grands Lacs a assuré vendredi au micro de Radio Okapi que les auteurs de crimes graves dans cette région troublée ne seraient pas réintégrés.

« On ne va pas répéter les erreurs du passé. Nous sommes très convaincus qu'il ne faut pas une amnistie pour des auteurs de crimes graves, il ne faut pas les réintégrer. C'est notre position, comme délégation internationale parce que nous comprenons les frustrations, ici à Goma », a déclaré Mary Robinson.

L'ex-Présidente de l'Irlande avait pris part la veille, aux côtés de ses homologues de l'Union européenne, de l'Union Africaine et des États-Unis, au VIIe Sommet des Chefs d'État des Grands Lacs.

Les dirigeants de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs ont demandé hier à la rébellion du M23 et au gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) de reprendre dans les trois jours les négociations suspendues depuis mai dernier et de les conclure dans 14 jours au plus tard.

Après les récents succès militaires des Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par la brigade d'intervention de la Mission de l'ONU dans ce pays (MONUSCO), Mary Robinson a estimé mercredi qu'il fallait à présent laisser « une fenêtre ouverte au progrès politique ».

Kinshasa a accueilli avec satisfaction cette recommandation des dirigeants de la région et les rebelles se sont dit « prêts » à reprendre les discussions.

Le M23 est issu du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), une rébellion qui avait signé un accord de paix avec le gouvernement congolais en mars 2009. Les rebelles du CNDP avaient été intégrés dans l'armée congolaise avant qu'ils ne se mutinent en mai 2012 au Nord-Kivu. Ils réclamaient dans un premier temps l'amélioration de leurs conditions de vie, puis la pleine application de l'accord de mars 2009, avant de remettre en cause la légitimité des autorités congolaises.

Fin novembre 2012, ils ont occupé Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu, pendant une dizaine de jours. Ils l'ont quittée en échange de négociations ouvertes avec le gouvernement congolais en décembre 2012 à Kampala, sous la médiation de l'Ouganda.

Les chefs d'État des Grands Lacs ont appelé jeudi le M23 à déposer les armes.


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