À Saint-Pétersbourg, Ban souligne la nécessité d'une coopération pour relever les défis mondiaux

Le Secrétaire général Ban Ki–moon prononce un discours à l’Université d’Etat de Saint-Pétersbourg. Photo: ONU/Eskinder Debebe

4 septembre 2013 – A la veille du Sommet du G20, qui débutera demain à Saint-Pétersbourg, le Secrétaire général Ban Ki–moon a souligné aujourd'hui la nécessité d'une coopération internationale afin d'accélérer les progrès vers les objectifs convenus en matière d'éducation, d'éradication de la pauvreté et de développement durable.

« C'est un mois crucial pour la coopération internationale », a déclaré M. Ban dans une allocution à l'Université d'État de Saint-Pétersbourg. Partout dans le monde, les droits humains sont en danger. Les démocraties sont menacées. Les voix légitimes et mouvements dissidents sont étouffés. Partout, les gens s'inquiètent de l'avenir et se demandent si les institutions et les décideurs entendront leurs arguments et se mobiliseront pour eux. »

M. Ban a rappelé que les États ont l'obligation de répondre aux crises les plus urgentes, comme la guerre civile en Syrie, qui a déjà fait plus de 100.000 victimes, déplacé des millions de personnes et provoqué une instabilité généralisée à travers toute la région.

« Les derniers combats ont également convoqué le spectre des agents chimiques qui, si leur usage était confirmé par la mission d'enquête de l'ONU, constituerait une violation épouvantable du droit international », a souligné M. Ban. « Je continue d'exhorter à une solution politique. Les flux d'armes et la militarisation ne font qu'encourager les effusions de sang. Il est temps pour les parties de cesser les combats et de commencer à dialoguer. »

Pour le patron de l'ONU, l'accent doit être mis sur les défis de long terme, en particulier la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), le renforcement de la reprise économique mondiale et l'élaboration d'un avenir durable.

« Remettre à plus tard ces défis ne fera que rendre d'autant plus difficile et coûteux leur résolution », a assuré M. Ban, ajoutant que l'unité de la communauté internationale pouvait faire une différence dans la création d'emplois, l'amélioration de l'accès à l'éducation et la lutte contre l'insécurité alimentaire.

« Donc, ici, au G20, je vais inciter les dirigeants à investir davantage dans l'éducation, la formation et le développement des compétences. C'est crucial pour que les jeunes disposent des outils nécessaires pour trouver des emplois décents. » Il a rappelé que 425 millions de jeunes femmes et hommes devraient rejoindre la population active mondiale au cours des 20 prochaines années et qu'une meilleure éducation serait cruciale pour leur avenir.

M. Ban a également souligné la nécessité de prendre des mesures de lutte contre les changements climatiques, notamment en s'engageant à développer des systèmes énergétiques faibles en émissions de carbone et des « industries vertes ».

« De nombreux pays, riches et pauvres, se sont dotés de politiques d'économie verte pour promouvoir les technologies à faibles émissions et l'efficacité énergétique. Ici, à Saint-Pétersbourg, je vais appeler tous les pays du G20 à adopter et promouvoir de nouveaux modèles de croissance économique écologiquement viables ».

Le Secrétaire général a conclu en affirmant que réunion de haut niveau prévue en septembre prochain serait l'occasion pour les Etats membres de jeter les bases d'un accord climatique universel ambitieux et contraignant qui devra être finalisé en 2015.

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