Journée internationale de la jeunesse : l'ONU salue la contribution des jeunes migrants au développement

Affiche du Forum de l’emploi des jeunes.

12 août 2013 – À l'occasion de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée chaque année le 12 août, le Secrétaire général Ban Ki-moon a salué les contributions des jeunes migrants, qui représentent plus de 10% des 214 millions de migrants dans le monde et sont souvent confrontés à des situations difficiles.

« Il est important d'insister sur la contribution que les jeunes migrants apportent aux sociétés des pays d'origine, de transit et de destination – tant sur le plan économique qu'en enrichissant leur tissu social et culturel », plaide M. Ban dans son message.

« La plupart travaillent très dur pour gagner leur vie et améliorer leur situation matérielle. Les fonds qu'ils envoient dans leur pays d'origine pour subvenir aux besoins de leur famille représentent un apport considérable à l'activité économique à travers le monde entier », a-t-il ajouté.

Suite à une recommandation de la Conférence mondiale des ministres de la jeunesse, l'Assemblée générale de l'ONU a décidé en 1999 que le 12 août serait déclarée Journée internationale de la jeunesse. Son thème est cette année la migration des jeunes et le développement.

Les raisons qui poussent ces derniers à émigrer sont nombreuses. Les uns fuient les persécutions, d'autres veulent échapper aux difficultés économiques. En transit ou parvenus à leur destination finale, beaucoup d'entre eux font face à autant, sinon plus, de racisme, de xénophobie, de discrimination ou de violations des droits de l'homme, par exemple. Les jeunes femmes, en particulier, sont exposées à l'exploitation et aux sévices sexuels.

« La pauvreté, l'obligation de vivre dans des endroits bondés et insalubres et d'énormes difficultés à trouver un emploi sont caractéristiques de ce que vivent les migrants. Ces difficultés se trouvent exacerbées par la crise économique et financière », rappelle le Secrétaire général.

Aussi a-t-il exhorté les États Membres à examiner la question de la migration des jeunes dans le cadre du Dialogue de haut niveau sur les migrations internationales et le développement, qui se déroulera lors de la prochaine session de l'Assemblée générale en octobre à New York.

« En cette Journée internationale de la jeunesse, j'encourage les États Membres, les organisations de jeunes et les autres parties prenantes à agir pour promouvoir les droits de tous les jeunes migrants et maximiser le potentiel de développement que représentent les migrations de jeunes », ajoute la patron de l'ONU dans son message.

Parallèlement, le Directeur général de l'Organisation internationale du Travail (OIT), Guy Ryder, a rappelé que les jeunes migrants formaient le groupe social le plus mobile, et qu'ils se déplacent le plus souvent d'un pays en développement vers un autre. Les migrations du Sud vers le Nord ne représentent qu'un tiers du total des migrations internationales.

« Aujourd'hui, nous rendons hommage à ces millions de jeunes migrants engagés, talentueux et énergiques, qui apportent une véritable contribution au développement et au bien-être de familles et de communautés entières. Lorsque les migrations des jeunes s'inscrivent dans des conditions de liberté, de dignité, d'équité et de sécurité, elles peuvent stimuler le développement économique et social tant des pays d'origine que des pays d'accueil », déclare M. Ryder.

« Malheureusement, beaucoup de jeunes migrants sont des proies faciles qui se prennent au piège des emplois fondés sur l'exploitation et les abus, et même à celui du travail forcé. Et trop souvent, à l'instar des autres migrants, ils deviennent des boucs émissaires, responsables des imperfections des systèmes sociaux et économiques », a-t-il ajouté.

Selon lui, des mesures pratiques pourraient être prises pour améliorer la sécurité de tous les travailleurs migrants et le respect de leurs droits et de leur dignité. Les pays d'origine pourraient faire davantage d'efforts pour former et informer les migrants avant le départ, règlementer et contrôler l'application de pratiques de recrutement équitables, et faire en sorte que leurs jeunes migrants aient accès à une protection appropriée. Parallèlement, les pays d'accueil devraient veiller à ce que ces jeunes soient traités à égalité avec tous les autres travailleurs et jouissent des mêmes droits qu'eux.

« L'élaboration de politiques effectives pour donner aux jeunes du travail décent – dans leur pays et dans le contexte des migrations – exige l'engagement des gouvernements, des organisations d'employeurs et des syndicats dans le cadre du dialogue social », observe M. Ryder.


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