Campagne « Libres et égaux » : Ban s'engage personnellement à défendre la cause LGBT

Desmond Tutu (au milieu) et Navi Pillay pour le lancement de la campagne "Libres et égaux" en Afrique du Sud. Photo: Casey Crafford/HCDH

26 juillet 2013 – Alors que la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, s'est joint à l'Archevêque Desmond Tutu et d'autres officiels, pour le lancement, vendredi, de la campagne des Nations Unies « Libres et égaux », à Capetown, en Afrique du Sud, le Secrétaire général a fait part de son engagement personnel pour le respect des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT).

Dans un message transmis par son porte-parole, il appelle « les dirigeants mondiaux à s'attaquer à la violence contre les membres de la communauté des lesbiennes, homosexuels, bisexuels et transgenres de notre famille humaine ».

« Je me félicite aussi du message clef de la campagne: les droits de l'homme sont universels et nous pouvons modifier les comportements pour le mieux », dit-il, ajoutant qu'il s'est personnellement engagé à défendre cette cause.

Cette campagne d'information mondiale sans précédent vise à sensibiliser le public sur la violence et la discrimination homophobe, et de promouvoir un meilleur respect des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres partout dans le monde.

En 2011, selon le Haut Commissariat aux droits de l'homme (HCDH), plus de 76 pays faisaient d'une relation consensuelle entre deux personnes de même sexe un délit pénal, passible de sanctions allant de l'emprisonnement à la peine de mort.

Dans beaucoup de pays, les lesbiennes, homosexuels, bisexuels et transgenres font également face à des discriminations en matière d'éducation, de santé ou sur le lieu de travail.

Navi Pillay a, pour sa part, indiqué qu'un changement d'attitude concernant les droits des LGBT commençait par des discussions souvent difficiles. « Avec cette campagne, nous voulons déclencher des millions de conversations à travers le monde », a-t-elle déclaré.

En 2011, 85 Etats ont signé une déclaration par laquelle ils expriment leurs préoccupations devant les violations des droits des LGBT, alors que le Conseil des droits de l'homme a adopté, la même année, sa première résolution sur le sujet.


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