A Wall Street, Ban plaide en faveur d'investissements éthiques

Le Secrétaire général à Wall Street.PhotoONU/Rick Bajornas

24 juillet 2013 – Depuis Wall Street, où il a sonné à 16 heures la fameuse cloche qui marque la clôture des transactions boursières, le Secrétaire général a plaidé mercredi pour un rôle accru des bourses dans la promotion de marchés durables de capitaux.

Le Secrétaire général était présent à la Bourse de New York, suite à l'annonce par le New York Stock Exchange Euronext qu'il se joindra à l'Initiative des Nations Unies pour des marchés durables.

Cette Initiative vise à explorer la façon dont les échanges boursiers peuvent améliorer la transparence des entreprises sur les questions sociale et environnementale et les questions de gouvernance d'entreprise.

« Ensemble nous allons explorer les modalités d'une coopération entre les bourses, les régulateurs et les entreprises afin de renforcer la transparence des affaires, et in fine la compétitivité des entreprises», a-t-il déclaré.

« Notre objectif est d'encourager des approches relatives à l'investissement qui soient responsables et de long terme », a poursuivi le Secrétaire général, qui a indiqué que l'Organisation se tournait de plus en plus vers le secteur privé pour le développement durable, la création d'emplois décents ou bien encore la lutte contre les inégalités.

Alors qu'il reste moins de 1.000 jours avant 2015, date butoir des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), il a appelé de ses vœux une masse critique d'investisseurs responsables, d'entrepreneurs et d'entreprises, prêts à lutter contre la corruption et à promouvoir les principes de défense de l'environnement et d'égalité des genres.

Depuis 2009, huit bourses ont rejoint l'Initiative des Nations Unies pour des marchés durables, avec près de 13.000 entreprises enregistrées dans les marchés émergents et en développement.

« Le fait que la plus grande bourse du monde nous rejoigne est un bond en avant, montrant l'importance grandissante que revêt la transparence pour le secteur privé », a lancé le patron de l'ONU.

« Des entreprises responsables et éthiques sont essentielles pour restaurer la confiance envers les marchés », a-t-il poursuivi, faisant allusion aux dégâts causés par la récente crise financière.

Il a ensuite indiqué que le changement climatique, la pauvreté et la prégnance des inégalités étaient des risques systémiques de long terme qui demandent l'attention de tous.

« De plus en plus, les investisseurs qui embrassent des considérations éthiques comprennent que le retour sur investissement n'en sera pas diminué », a-t-il expliqué, soulignant au contraire la stabilité qui en résulte.

Après avoir rappelé que les Principes pour un investissement responsable, appuyés par l'ONU, avaient 1.200 signataires - pour une gestion d'avoirs représentant 34 trillions de dollars – le Secrétaire général a sonné la cloche.

« Dans mon esprit, en sonnant cette cloche, je signale la fin d'une journée de transactions boursières, mais aussi l'avènement d'un futur sans pauvreté et sans inégalités ».


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