Soudan du Sud : Valérie Amos demande l'accès aux civils pris au piège à Jonglei

Une femme et son enfant aux environs de Fertait, un village de l’état sud-soudanais de Jonglei. ONU Photo.

17 juillet 2013 – Alarmée par la détérioration de la situation à Jonglei, où des affrontements meurtriers ont privé des milliers de civils d'une aide d'urgence, la Sous-Secrétaire générale aux affaires humanitaires, Valerie Amos, a demandé mercredi la fin immédiate des violences et un accès à ces civils pris au piège.

Mme Amos a déclaré que près de 100.000 personnes dans cette région troublée du Soudan du Sud étaient privées d'une assistance vitale à la suite de combats entre l'Etat et des acteurs armés non-étatiques et de la récente résurgence des affrontements intercommunautaires.

« Les combats menacent la vie des habitants et réduisent la capacité des organisations humanitaires à fournir une aide qui est urgemment requise », a-t-elle déclaré.

Tout en saluant la «bonne nouvelle» que constitue l'apport d'une aide de premier secours dans la zone de Dorein, le long de la rivière Kengen, pour la première fois depuis le début des hostilités, Mme Amos a indiqué que l'acheminement de vivres et d'autres fournitures de base dans un terrain si vaste et marécageux nécessitait des ressources importantes.

« Je demande à la communauté internationale de faire en sorte que nous disposons des moyens logistiques nécessaires, y compris aériens, pour atteindre tous ceux qui sont dans le besoin dans le comté de Pibor », a déclaré Mme Amos, soulignant que tant que les combats se poursuivraient, la livraison de l'aide serait limitée.

« L'ONU va œuvrer avec toutes les parties afin qu'elles respectent leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et que toutes les personnes dans le besoin reçoivent l'aide humanitaire », a-t-elle conclu.


News Tracker: autres dépêches sur la question

Soudan du Sud : devant le regain de tension à Jonglei, l'ONU appelle à la retenue

En savoir plus




Coup de projecteur