Faute de ressources, l'UNRWA obligé de réduire son aide aux réfugiés du camp de Nahr el Bared, au Liban

Le camp de Nahr El Bared a été détruit par les combats intenses entre l'armée libanaise et le Fatah el-Islam. Photo: Hugh Macleod/IRIN

17 juillet 2013 – L'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA) a annoncé mercredi qu'il avait fourni une assistance d'urgence - dont une aide au logement, une assistance alimentaire et des services de santé - à 27.000 personnes déplacées du camp de Nahr el Bared dans le nord du Liban, depuis la destruction en 2007 dudit camp, à la suite d'affrontements entre l'armée libanaise et le mouvement islamiste Fatah al-Islam qui y était retranché.

Alors que ces programmes ont jusqu'à présent été financés par des contributions volontaires, il est de plus en plus difficile de lever des fonds pour venir en aide aux réfugiés de Nahr el Bared. Faute de nouvel apport, le déficit budgétaire de l'intervention de l'UNRWA s'élève à environ 8,2 millions de dollars.

Dans un tel contexte, l'UNRWA se trouve dans l'obligation de faire des choix et de conserver les interventions prioritaires tout en réduisant, voire supprimant, celles qui le sont moins. Des consultations sur le sujet ont d'ailleurs eu lieu avec les dirigeants de la communauté palestinienne au Liban. A compter du 1er septembre 2013, la couverture sanitaire des déplacés du camp de Nahr el Bared sera néanmoins harmonisée avec celle des autres réfugiés palestiniens au Liban.

« L'aide alimentaire sera également harmonisée, afin que les familles les plus vulnérables continuent de recevoir de l'aide grâce au programme régulier de l'UNRWA. L'agence s'est engagée à conserver l'aide au logement, notamment pour les familles les plus démunies qui attendent toujours que leurs maisons soient reconstruites. Cette aide est néanmoins soumise à l'obtention de fonds supplémentaires », indique l'agence dans un communiqué de presse.

Les fonds nécessaires à la reconstruction du camp, laquelle se poursuit, sont garantis jusqu'à la fin de 2014. Avec la reconstruction de davantage de maisons et leur remise aux familles déplacées, le recours aux services d'aide au logement de l'UNRWA dans le camp s'en trouve diminué, un retour à la vie normale se faisant peu à peu. Avec 51% du budget de la reconstruction du camp assuré, l'UNRWA continue de rechercher des financements, y compris auprès des bailleurs de fonds non traditionnels.


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