Le Conseil de sécurité satisfait de la stratégie intégrée pour le Sahel, alors que plane la menace terroriste

Les soldats de la MINUSMA reçoivent leurs bérets bleus de l’ONU. Photo: MINUSMA/Blagoje Grujic

16 juillet 2013 – Le Conseil de sécurité s'est félicité, mardi après-midi, du déploiement, le 1er juillet, de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), venue prendre le relais de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine, ainsi que des trois objectifs stratégiques qui sont définis dans la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel.

Dans une déclaration présidentielle, lue par sa Présidente pour ce mois, l'Ambassadeur Rosemary DiCarlo, des États-Unis, le Conseil de sécurité a exprimé, cet après-midi, sa satisfaction de voir que la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel ait été arrêtée, comme il l'avait demandé dans sa résolution 2056 (2012).

Cette Stratégie est basée sur la bonne gouvernance dans l'ensemble de la région; des mécanismes de sécurité nationaux et régionaux capables de faire face aux menaces transfrontières; et l'intégration des plans et des interventions humanitaires et de développement afin d'assurer la résilience à long terme.

Le Conseil de sécurité demande ainsi au Secrétaire général d'assurer la bonne exécution de cette Stratégie en veillant à une étroite collaboration entre le Bureau de l'Envoyé spécial pour le Sahel, le Bureau du Représentant spécial pour l'Afrique de l'Ouest et les entités de l'ONU compétentes qui mènent des activités dans la région, y compris l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime.

Par cette déclaration présidentielle, le Conseil de sécurité reste profondément préoccupé par les activités que des organisations terroristes, y compris Al-Qaida au Maghreb islamique et le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest, mènent dans la région du Sahel, et condamne de nouveau énergiquement les attentats terroristes qui y ont été récemment perpétrés.

Il condamne aussi fermement les violations des droits de l'homme et les violences contre les civils, notamment les femmes et les enfants, qui sont commises dans la région par des groupes terroristes et d'autres groupes extrémistes.

De même, il reste préoccupé par la gravité des menaces que font peser sur la paix et la sécurité les conflits armés, la prolifération des armes et la criminalité transnationale organisée, y compris les activités illicites comme le trafic de drogues dans la région et les liens de plus en plus étroits qu'elles entretiennent avec le terrorisme dans certains cas.

Enfin, le Conseil demande aux États du Sahel, de l'Afrique de l'Ouest et du Maghreb d'intensifier la coopération et la coordination interrégionales dans l'optique d'arrêter des stratégies non sélectives et efficaces pour mener une lutte globale et intégrée contre les activités des groupes terroristes, prévenir la prolifération de toutes les armes et juguler la criminalité transnationale organisée, y compris les activités illicites comme le trafic de drogues.


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