L'Assemblée générale se penche sur le forum politique de haut niveau pour le développement durable

La salle de l’Assemblée générale de l’ONU. Photo ONU/Eskinder Debebe

9 juillet 2013 – Un peu plus d'un an après l'adoption du Document final de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20), intitulé « L'avenir que nous voulons », l'Assemblée générale a défini mardi la structure et les modalités de fonctionnement du forum politique de haut niveau pour le développement durable, appelé à remplacer, en septembre prochain, l'actuelle Commission du développement durable.

Cette « plateforme dynamique » visant à établir un « dialogue régulier » entre les États Membres et à « élaborer un programme pour le développement durable », selon les termes du Président de la soixante-septième session de l'Assemblée générale, Vuk Jeremić, améliorera l'intégration des trois dimensions –économique, sociale et environnementale- du développement durable « de manière holistique et intersectorielle à tous les niveaux » et aura un « programme ciblé, dynamique et pragmatique » mettant l'accent sur les défis nouveaux et naissants en matière de développement durable.

Le forum exercera en outre une « action mobilisatrice », donnera des orientations et formulera des recommandations aux fins du développement durable, suivra et passera en revue les progrès accomplis dans la concrétisation des engagements pris.

Compte tenu de son « caractère universel et intergouvernemental », le forum politique, qui « fera fond sur les forces, les expériences, les ressources et les modalités de participation ouverte de la Commission du développement durable », se réunira sous les auspices de l'Assemblée générale et du Conseil économique et social (ECOSOC).

Les réunions du forum tenues sous les auspices de l'Assemblée générale se tiendront tous les quatre ans, au niveau des chefs d'État ou de gouvernement, et pour une durée de deux jours, au début de la session de l'Assemblée, ainsi qu'à d'autres occasions, à titre exceptionnel, sur décision de l'Assemblée. Elles donneront lieu à l'adoption d'une brève déclaration politique négociée destinée à être examinée par l'Assemblée.

Celles sous les auspices de l'ECOSOC, seront convoquées tous les ans pour une durée de huit jours, dont un débat ministériel de trois jours qui se tiendra dans le cadre de la session de fond du Conseil économique et social et fera fond sur l'examen ministériel annuel auquel il se substituera à compter de 2016.

Les réunions seront consacrées à un thème représentatif de l'intégration des trois dimensions du développement durable, compte tenu de l'orientation thématique des activités de l'ECOSOC et conformément au programme de développement pour l'après-2015. Elles donneront lieu à l'adoption d'une déclaration ministérielle négociée qui figurera dans le rapport de l'ECOSOC à l'Assemblée générale.

Le forum procédera, sous les auspices de l'ECOSOC, et à compter de 2016, à des bilans réguliers de la suite donnée aux engagements pris et objectifs adoptés et de leur mise en œuvre, y compris ceux ayant trait aux moyens de concrétisation, dans le cadre du programme de développement pour l'après-2015.

Dans sa résolution adoptée par consensus, l'Assemblée générale recommande que l'ECOSOC supprime la Commission du développement durable à la clôture de sa vingtième session. La représentante du Kazakhstan a annoncé que la dernière séance de la Commission, qu'elle présidera, aurait lieu le 20 septembre 2013.

La première réunion du forum revêtira un caractère inaugural. Le Président de l'Assemblée générale la convoquera au début de la soixante-huitième session pour une durée d'un jour. À sa soixante-neuvième session, l'Assemblée examinera la nécessité d'organiser en 2015 une réunion du forum sous ses auspices dans la perspective de l'entrée en vigueur du programme de développement pour l'après-2015.

L'Assemblée générale a adopté ce mardi, également par consensus, un texte, présenté par le Chili, intitulé « Les Nations Unies dans la gouvernance économique mondiale ». Le Président de l'Assemblée générale a particulièrement souligné la disposition selon laquelle il est « important et utile » que l'ONU ait « régulièrement des échanges sur un mode souple avec les groupes intergouvernementaux qui font des recommandations ou prennent des décisions ayant une portée mondiale, notamment le G-20 ».

La résolution met d'ailleurs l'accent sur la nécessité pour le Secrétaire général de se concerter avec les États Membres de l'Assemblée générale sur sa participation aux sommets du G-20.


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