Journée de soutien aux victimes de la torture : œuvrons pour débarrasser le monde de ce fléau, dit Ban

Un centre de réhabilitation de victimes de torture au Sénégal. Photo: HCDH

26 juin 2013 – À l'occasion de la Journée internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture, célébrée le 26 juin, le Secrétaire général a engagé mercredi les États Membres à redoubler d'efforts pour venir en aide à tous ceux qui ont subi des actes de torture ou d'autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

« Cette année marque le vingt-cinquième anniversaire de la création du Comité contre la torture, qui joue un rôle essentiel dans le renforcement de l'approche axée sur les victimes de manière à ce qu'elle tienne compte de la situation particulière des femmes », affirme M. Ban dans un message.

Il a aussi souligné le rôle joué par d'autres mécanismes des Nations Unies relatifs aux droits de l'homme tels que le Sous-Comité de la prévention de la torture et le Rapporteur spécial sur la question de la torture, alors que le Conseil des droits de l'homme a adopté cette année une résolution sur la réadaptation des victimes de la torture.

« J'invite instamment tous les États Membres à adhérer à la Convention contre la torture, à en appliquer pleinement les dispositions et à apporter leur soutien au Fonds des Nations Unies pour la réhabilitation des victimes de la torture », poursuit le Secrétaire général. « Ensemble, œuvrons à débarrasser le monde de ce fléau et veillons à ce que les pays assurent réparation à ses victimes», conclut-il.

De son côté, le Président du Comité contre la torture, Claudio Grossman, l'un des nombreux experts à avoir joint leur voix à celle de M. Ban en cette Journée de soutien, a rappelé que la torture, qui continue d'être pratiquée dans de nombreux pays, procédait de la déshumanisation de la victime, de son tortionnaire et de la société en son entier.

« Une approche centrée sur les victimes demande une évaluation individuelle de leurs besoins et un traitement sur le long terme », a pour sa part déclaré le Rapporteur spécial sur la torture, Juan E. Méndez, qui a souligné la nécessité d'une approche holistique s'agissant de la réparation des victimes.

« La réhabilitation des victimes est une étape clé dans le processus de prévention de la torture », a, quant à lui, déclaré Malcolm Evans, Président du Sous-Comité de la prévention de la torture qui effectue plusieurs visites dans les centres de détention. Les experts ont ensuite souligné la nécessité de centres de réhabilitation dûment financés afin de promouvoir cette approche centrée sur les victimes.

Chaque année, le Fonds des Nations Unies pour la réhabilitation des victimes de la torture apporte son soutien à de tels centres afin que soit dispensée aux victimes une assistance humanitaire, médicale et juridique. Selon les estimations, le Fonds viendrait en aide chaque année à entre 50.000 et 70.000 victimes, ainsi qu'à leurs familles.

Les contributions à ce Fonds - alimenté par les gouvernements, le secteur privé et les individus – ont diminué de 8,4 millions de dollars en 2012, soit une baisse de 30% depuis 2008. Le nombre de donateurs est, quant à lui, passé de 38 en 2008 à 22 en 2012.


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