L'ONU demande une action urgente pour améliorer la qualité de l'air en Asie-Pacifique

Bangkok, Thailand. Photo: CESAP

21 juin 2013 – La Secrétaire exécutive de la Commission économique et sociale pour l'Asie et le Pacifique (CESAP), Noeleen Heyzer, a appelé vendredi les gouvernements à redoubler d'efforts pour faire face aux multiples défis liés à la détérioration de la qualité de l'air. Le smog – une brume épaisse provenant de polluants atmosphériques - atteint en effet des niveaux record dans les villes de la région Asie-Pacifique.

« Le différend actuel opposant l'Indonésie et Singapour sur la pollution de l'air est symptomatique du défi beaucoup plus large auquel les pays de la région sont confrontés », a déclaré Mme Heyzer dans un communiqué de presse, avant d'exhorter les gouvernements de la région à faire de la qualité de l'air et de la santé une priorité.

« Ces problèmes politiques, certes complexes, doivent être traités d'urgence. Nous avons besoin de cadres de gestion plus efficaces des écosystèmes, lesquels transcendent les frontières administratives et politiques», a souligné la chef de la CESAP.

Selon la CESAP, la pollution atmosphérique en milieu urbain qui est générée par les véhicules, les industries et la production énergétique est responsable de près de 500.000 décès prématurés, chaque année, dans les villes d'Asie.

Alors qu'une population de plus de 1,7 milliard de personnes environ dépend encore du fumier, du bois, des résidus de récolte et du charbon pour satisfaire leurs besoins énergétiques de base, la pollution de l'air à l'intérieur des habitations serait responsable de plus de 1,6 million de décès selon les estimations. Cette pollution affecte particulièrement les femmes et les enfants, qui passent davantage de temps au foyer.

« La santé est le catalyseur le plus important du développement », a affirmé Mme Heyzer, soulignant que les efforts pour le développement durable dans la région doivent viser la prévention contre la pollution de l'air et de l'eau et le renforcement de la sécurité alimentaire.

« L'un des problèmes les plus graves posé par la pollution de l'air, surtout dans notre région qui connait une urbanisation rapide, est la concentration de particules qui augmente considérablement le risque de maladies cardiaques et pulmonaires et de cancers », a rappelé Mme Heyzer.

La Secrétaire exécutive de la CESAP a invité les gouvernements de la région à faire davantage pour s'attaquer aux problèmes de dégradation de la qualité de l'air, en rappelant que les liens entre la qualité de l'air et de l'eau, la disponibilité de la nourriture et de l'énergie ne sont pas simplement des questions environnementales mais des préoccupations majeures d'ordre économique et social.

« Notre engagement pour le développement durable en Asie et dans le Pacifique dépendra de la réponse que nous donnons à ces questions », a-t-elle dit, tout en plaidant pour le renforcement des mécanismes existants et des plateformes intergouvernementales, telles que la CESAP, pour relever ces défis.


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