Libye : le Conseil de sécurité appelle au dialogue après les récents incidents de Benghazi

Le Représentant spécial et Chef de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL), Tarek Mitri. Photo: ONU/Evan Schneider

21 juin 2013 – Le Conseil de sécurité a de nouveau appelé les Libyens à résoudre leurs différends de manière pacifique et par la voie du dialogue, après les récents heurts qui se sont produits à Benghazi.

« Les membres du Conseil de sécurité expriment leurs profondes préoccupations devant les récents actes de violence à Benghazi qui ont fait plusieurs victimes et appellent tous les Libyens à se rassembler autour des institutions légitimes, militaires et civiles, de leur pays », ont indiqué les 15 membres du Conseil dans une déclaration à la presse hier soir.

Ils encouragent en outre tous les Libyens à s'engager dans le processus politique de réconciliation et de réforme constitutionnelle, de manière pacifique et inclusive et dans le respect de l'état de droit.

Cette déclaration intervient deux jours après une réunion du Conseil sur la Libye, au cours de laquelle le Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL), Tarek Mitri, a exposé les derniers développements de la situation sur le terrain.

Il avait notamment indiqué que les défis sécuritaires et la faiblesse des institutions entravaient la transition en Libye, laquelle s'avérait plus difficile que prévu. « Le peuple libyen continuera à subir, dans les mois à venir, les lourdes conséquences de plusieurs décennies d'un régime brutal », avait affirmé M. Mitri, faisant référence au régime de Mouammar Khadafi, auquel une insurrection populaire a mis fin en 2011.

Dans leur déclaration, les membres du Conseil exhortent également les autorités libyennes à enquêter sur toutes les violations des droits de l'homme et à traduire leurs auteurs devant la justice.

Enfin, ils condamnent les cas de torture et de mauvais traitements recensés dans plusieurs centres de détention illégale en Libye et rappellent que les actes de torture et les exécutions extrajudiciaires ne sauraient être tolérés.


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