Ban renouvelle son appel pour le déploiement en Syrie de la mission d'enquête sur les armes chimiques

Le Secrétaire général Ban Ki-moon (au pupitre) s’adresse aux journalistes avant de s’entretenir avec Ã…ke Sellström (à gauche), le chef de la mission d’enquête sur les allégations d’emploi d’armes chimiques en Syrie. Photo: ONU/Eskinder Debebe

14 juin 2013 – Le Secrétaire général des Nations Unies a de nouveau souligné, vendredi, la nécessité qu'une enquête sur les allégations d'emploi d'armes chimiques en Syrie soit menée sur le terrain. Il a en conséquence exhorté Damas à donner son feu vert au déploiement de la Mission d'établissement des faits chargée de vérifier de telles allégations, présidée par le professeur suédois Ǻke Sellström.

« Le Professeur Sellström et son équipe continuent de collecter et d'analyser les informations et éléments matériels mis à leur disposition par un certain nombre d'Etats membres, que je tiens à remercier», a dit M. Ban.

« La validité de toute information sur des allégations d'emploi d'armes chimiques ne peut être établie sans éléments de preuve indiscutables concernant leur traçabilité », a-t-il ajouté.

Cette Mission a été mise en place par le Secrétaire général à la suite d'une demande des autorités syriennes. La Mission doit concentrer ses premiers efforts sur les allégations d'emploi d'armes chimiques lors d'incidents à Khan Al-Assal, près d'Alep.

« Notre but est de mener des enquêtes impartiales et indépendantes. J'ai toute confiance dans l'intégrité et le professionnalisme du professeur Sellström et de son équipe », a affirmé le patron de l'ONU, avant d'ajouter qu'il avait pris connaissance de la déclaration des Etats-Unis concernant l'emploi d'armes chimiques en Syrie.

M. Ban a indiqué que le Représentant spécial conjoint, Lakhdar Brahimi, continuait d'œuvrer pour ramener les parties à la table des négociations à Genève dès que possible. Le mois dernier, les représentants russe et américain avaient annoncé leur intention d'organiser une conférence internationale sur la Syrie. Initialement prévue en juin, la tenue de cette conférence a été reportée, probablement à juillet.

« Tous les pays concernés doivent prendre leur responsabilité et mettre un terme à la tragédie en Syrie », a-t-il conclu, avant d'indiquer qu'il n'y avait pas de solution militaire au conflit, et ce, « même si le Gouvernement et l'opposition, ainsi que leurs alliés, pensent le contraire ». Le 13 juin, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a annoncé que le conflit qui fait rage en Syrie avait fait environ 93.000 victimes.


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