Un expert de l'ONU souligne le rôle de l'éducation pour lutter contre l'extrémisme, la xénophobie et l'homophobie

Mutuma Ruteere, Rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée. Photo: ONU/Evan Schneider

14 juin 2013 – Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines de racisme, de discriminations raciales, de xénophobie et d'autres formes d'intolérance, Mutuma Ruteree, a souligné vendredi que l'éducation restait le meilleur moyen de lutter contre ces fléaux, alors que la montée de partis politiques extrémistes et d'autres groupes menace la démocratie et les droits de l'homme.

« L'éducation joue un rôle clé et permet de se doter d'outils importants pour éliminer les discriminations et faire face aux injustices héritées du passé », souligne M. Ruteree dans son rapport annuel au Conseil des droits de l'homme.

Selon le Rapporteur spécial, l'éducation sert également à autonomiser les individus et les groupes pour leur permettre de sortir de la pauvreté. Cependant, l'éducation doit être accessible, de bonne qualité et basée sur les principes de non-discrimination et d'égalité, a-t-il précisé.

« Il est important que les États fassent en sorte que leurs programmes scolaires, et pas seulement ceux sur l'éducation dans le domaine des droits de l'homme, contiennent une information équilibrée, notamment en ce qui concerne la contribution des minorités », a affirmé M. Ruteree.

L'expert indépendant a souligné que dans le contexte actuel de crise financière, les États devaient évaluer les effets des réductions budgétaires afin que tous, y compris les minorités désavantagées, conservent un accès à l'éducation.

Examinant les principaux défis dans le domaine de l'éducation, le rapport demande une vigilance accrue pour endiguer la montée du racisme et des crimes xénophobes. Il identifie également les bonnes pratiques adoptées dans certains pays et qui pourraient servir d'exemple.

La montée de l'extrémisme est nourrie par la pauvreté, le chômage et les restrictions apportées aux dispositifs de sécurité sociale. Les partis politiques extrémistes, les groupes néo-nazis et skinheads, profitent de ce mécontentement et de cette peur, a expliqué le Rapporteur spécial.

« Des actes racistes, xénophobes, homophobes ou relevant d'autres formes d'intolérance, continuent d'être perpétrés par des individus ou des groupes liés aux partis politiques ou mouvements extrémistes et visent les Noirs, les Rom, les étudiants étrangers, les juifs, les musulmans et les migrants », a indiqué M. Ruteree.

« Les entreprises des révisionnistes qui cherchent à glorifier le passé criminel nazi requièrent des actions décisives de la part des États », a-t-il souligné.


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