Ban appelle à l'abolition universelle de la peine de mort

Affiche du 4ème Congrès mondial contre la peine de mort. Photo ONU/Jean-Marc Ferré

13 juin 2013 – À l'occasion du cinquième Congrès mondial contre la peine de mort, qui a lieu en ce moment à Madrid en Espagne, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s'est félicité jeudi de l'élan mondial contre la peine de mort depuis l'adoption en 2007 d'une résolution de l'Assemblée générale appelant à un moratoire.

« L'abolition complète de la peine de mort jouit d'un soutien dans toutes les régions du monde, dotées de systèmes judiciaires différents et de traditions, de coutumes et de religions diverses », a affirmé M. Ban dans son discours.

« Actuellement plus de 150 États ont soit aboli soit cesser d'appliquer la peine de mort. L'année dernière, 174 États membres des Nations Unies étaient libres d'exécutions », a-t-il ajouté.

Malgré ces tendances positives, le Secrétaire général a exprimé sa préoccupation concernant les exécutions qui continuent d'avoir lieu dans un petit nombre d'États dans le monde. Chaque année, des milliers de personnes sont en effet exécutées, souvent au mépris des normes internationales. Certains pays ont même rompu avec un long moratoire et repris les exécutions.

Parfois, la peine de mort est prononcée pour des crimes qui ne respectent pas les critères de « plus graves », comme par exemple pour des crimes liés aux stupéfiants. Certains États exécutent même des jeunes âgés de moins de 18 ans, en contradiction avec les normes internationales.

« Les informations concernant l'application de la peine de mort sont souvent opaques et tenues secrètes. Le manque d'information sur le nombre précis d'exécutions, ainsi que sur le nombre de personnes condamnées en attente d'être exécutées, empêche la tenue des débats publics nationaux qui pourraient ouvrir la voie à l'abolition », a souligné M. Ban.

Le fait de tuer une personne est une action irréversible, a affirmé le Secrétaire général, qui a conclu en rappelant que, trop souvent, des personnes innocentes étaient exécutées.


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