Ban regrette que l'Autriche retire ses troupes de la FNUOD

Une base de la FNUOD, sur les hauteurs du Golan syrien. Photo: UNDOF

6 juin 2013 – Le Secrétaire général a regretté jeudi la décision de l'Autriche de retirer ses troupes de la Force des Nations Unies chargée d'observer le désengagement (FNUOD).

Dans une déclaration communiquée par son porte-parole, le Secrétaire général appelle toutes les parties à faire en sorte que le retrait annoncé par l'Autriche ait lieu de manière ordonnée.

Le Secrétaire général indique être entré en contact avec les États Membres pour identifier, de manière urgente, de nouveaux contributeurs ou d'autres contributions à la FNUOD.

Le patron de l'ONU rappelle en outre à tous les acteurs en Syrie que la FNUOD a pour mandat de surveiller la mise en œuvre de l'Accord sur le désengagement des forces signé entre Israël et la République arabe syrienne.

Le maintien de la FNUOD dans cette zone est essentiel, poursuit-il, avant d'appeler toutes les parties à respecter la liberté de mouvement, la sûreté et la sécurité de la FNUOD.

Ban Ki-moon condamne ensuite l'attaque qui a blessé deux soldats de la paix de la FNUOD aujourd'hui. Il souligne que toute activité militaire dans la zone de séparation peut aggraver les tensions entre Israël et la République arabe syrienne et compromettre un cessez-le-feu en vigueur depuis longtemps entre les deux pays.

Le Secrétaire général souligne, une fois encore, que tous les acteurs concernés de la région doivent respecter le droit international et les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.

Il exhorte les parties à respecter strictement l'Accord de désengagement, à cesser les combats dans la zone de séparation et à s'abstenir de toute violation de la ligne de désengagement.

La crise en Syrie a un impact de plus en plus déstabilisateur qui dépasse ses frontières, note Ban Ki-moon, qui se dit gravement préoccupé par les ramifications croissantes du conflit dans la région.

Enfin, le Secrétaire général appelle toutes les parties à agir rapidement en faveur d'une solution politique, seul moyen de mettre fin à la violence et aux terribles souffrances du peuple syrien.

Le 12 mai, quatre Casques bleus de la Force avaient été libérés après avoir été pris en otage la semaine précédente alors qu'ils patrouillaient près de la localité d'Al Jamlah dans le Golan syrien. Le 6 mars dernier, 21 d'entre eux avaient été détenus par des éléments armés de l'opposition syrienne, également dans le secteur d'Al Jamlah avant d'être libérés trois jours plus tard.


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