Journée internationale des Casques bleus de l'ONU : un policier français au service de l’ONU au Mali

Paolo Bonnano est un membre de la force de police de l'ONU déployée au Mali. M. Bonnano organise notamment des formations sur le maintien de la sécurité et le respect des droits de l'homme à la police locale. Photo ONU

28 mai 2013 – Le Casque bleu français, membre de la police des Nations Unies au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), Paolo Bonanno, a une expérience considérable des missions de maintien de la paix.

Avant son déploiement au Mali, M. Bonnano a en effet servi aussi bien dans des missions sur le terrain qu’au siège de l’ONU à New York afin de préparer les programmes de pré-déploiement des membres des forces de police s’apprêtant à partir en mission.

« J’appartiens au bras opérationnel de la police des Nations Unies. Nous sommes au Mali pour mettre en place la mission et apporter expertise et assistance. Pour ma part, découvrNous travaillons de façon acharnée du matin au soir, sept jours sur sept. Malgré cela, nous manquons de temps, notamment pour rédiger les rapports qui permettent au siège de l’organisation de continuer à avoir une vue d’ensemble.ir une mission qui se construit, participer à l’établissement des contacts avec les autorités, coordonner les différents services et agences de l’ONU est particulièrement motivant », a expliqué M. Bonnano depuis Bamako lors d’un entretien téléphonique avec le centre d’actualités de l’ONU à New York.

Il a effectué sa première mission pour l’ONU en 2008. Il était chargé de conduire des missions d’audit au sein des Unités de police formées (UPF) dans le cadre de la rédaction d’un rapport sur l’état opérationnel et logistique des UPF. Dans ce contexte, il a servi au sein de l’Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), avant de rejoindre le siège de l’ONU à New York et de travailler sur le programme de pré-déploiement des UPF.

« J’ai également participé en Haïti au renforcement de la capacité opérationnelle de la police locale», a expliqué M. Bonnano, qui a indiqué qu’il faisait partie des premiers éléments de la mission chargée d’établir la MINUSMA sur le terrain.

« Tout d’abord il faut jeter les bases de la MINUSMA. Ici, tout est à construire. L’interaction entre les différends acteurs de l’ONU est donc cruciale. Ensuite nous devons forger des relations de travail et de confiance avec les autorités locales. Il ne faut pas oublier que la mission a été établie à leur demande», a-t-il rappelé.

L’ONU bénéficie, selon M. Bonnano, d’une très bonne connaissance du terrain, grâce aux rapports des différentes équipes qui y sont déployées. De plus, l’Organisation a accumulé une expérience importante qui lui permet d’éviter certaines erreurs, notamment dans le recrutement de personnel qualifié.

Interrogé sur le plus grand défi de la mission, M. Bonnano a répondu sans hésitation le manque de temps. « Nous travaillons de façon acharnée du matin au soir, sept jours sur sept. Malgré cela, nous manquons de temps, notamment pour rédiger les rapports qui permettent au siège de l’organisation de continuer à avoir une vue d’ensemble », a-t-il affirmé.

« Ici au Mali, nous passons beaucoup de temps à travailler avec nos partenaires locaux. Les structures sont en place malgré les lacunes, notamment dans la formation et l’accès aux équipements. Il n’y a pas besoin de tout reconstruire, sauf au nord du pays, où il y a un travail de relèvement considérable à faire ».

Depuis son arrivée récente au Mali, M. Bonnano et ses collègues ont déjà effectué une première évaluation des besoins, qui a été transmise à New York. Ils ont œuvré à la minutieuse formulation des documents cadre de la mission, afin de faciliter la transformation – peu fréquente - de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) en mission onusienne.

Une journée de travail typique de M. Bonnano au Mali commence par un réveil tôt le matin. « La journée commence vers 7H30, à mon, bureau. Je lis et réponds aux e-mails de New York pendant une heure environ. Puis, il y a la réunion des chefs d’unités d’agences pendant une demi-heure. La détermination de la situation sécuritaire afin de préparer le plan de déploiement des forces de police dans les régions du nord nous prend une autre heure», a expliqué M. Bonnano.

« Puis, nous rencontrons nos interlocuteurs locaux et, l’après-midi, nos partenaires internationaux de l’Union européenne ou de l’Ambassade de France, la France ayant déployé une force considérable au Mali. Nous consacrons la fin de la journée à rédiger nos rapports ».

La situation au Mali demeure incertaine dans le nord du pays. Des éléments extrémistes et terroristes continuent en effet de poser une menace importante pour la sécurité des civils et le personnel de l'ONU. Si le contrôle dans les grandes villes du Nord a été rétabli, des groupes armés sévissent encore dans les montagnes de l'Adrar des Ifoghas notamment.


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