La situation dans l'est de la RDC est un des défis majeurs du futur de l'Afrique, dit Ban en Ethiopie

Ban Ki-moon rencontre le Commandant de la brigade d’intervention de la MONUSCO, general James Mwakibolwa, à Goma. Photo: MONUSCO/Clara Padovan

26 mai 2013 – A l'occasion de la première réunion de 11+4 du Mécanisme de suivi régional de l'Accord-cadre de paix pour la République démocratique du Congo (RDC) et la région, le Secrétaire général a indiqué dimanche à Addis Abeba que la situation dans l'est du pays était un des défis majeurs du passé, du présent et du futur de l'Afrique.

« Dans cette région, les populations continuent d'être victimes de souffrances inimaginables. Cette violence récurrente doit cesser. C'est la raison d'être de l'Accord-cadre signé ici à Addis-Abeba en février dernier", a-t-il dit, alors qu'il achève sa tournée en Afrique.

« La signature de cet Accord-cadre a marqué une étape importante dans nos efforts collectifs pour lancer un processus de paix définitif et global, soutenu par une volonté politique au plus haut niveau », a-t-il poursuivi, soulignant la nécessité que tous les pays signataires œuvrent de concert pour mettre fin à l'impasse politique et créer une nouvelle dynamique en faveur de la sécurité humaine et du développement économique.

« Les quatre témoins de l'Accord- cadre - Union africaine, Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, Communauté de développement d'Afrique australe et l'Organisation des Nations Unies - se donneront la main pour faciliter et faire avancer le processus », a-t-il lancé, avant d'ajouter que le Conseil de sécurité des Nations Unies avait approuvé l'approche globale retenue et renforcé le rôle politique et militaire de la MONUSCO, notamment en déployant une brigade d'intervention spéciale visant à neutraliser les groupes armés.

« J'ai été heureux d'apprendre du Président Kabila qu'il avait mis en place le mécanisme national de supervision, tel que prévu dans l'Accord-cadre, et qu'il allait personnellement en superviser le travail », s'est félicité M. Ban, qui a rappelé que l'Accord-cadre couvrait non seulement la paix et la sécurité, mais aussi le développement, l'intégration régionale et la croissance économique.

« Il faudrait à présent déployer au niveau régional un réel effort politique de collaboration. Mon envoyée spéciale s'est mise au travail en étroite collaboration avec les signataires. Comme l'a demandé le Conseil de sécurité, elle conduit les efforts pour définir des repères concernant les engagements régionaux; elle œuvrera au suivi des progrès en étroite collaboration avec les gouvernements de la région et mon représentant spécial en République démocratique du Congo", a-t-il affirmé.

En conclusion, le Secrétaire général a dit attendre avec intérêt de connaître les mesures concrètes qui seront prises pour remplir les engagements régionaux et pris date pour une prochaine réunion, en marge de la session de l'Assemblée générale à New York en septembre.

« Bien que la situation demeure instable dans la République démocratique du Congo et la région, nous avons une occasion historique de mettre fin à la souffrance et de stabiliser cette région qui recèle un grand potentiel pour le développement humain", a-t-il conclu.


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