L'alimentation scolaire est un filet de sécurité pour les plus vulnérables en temps de crise, selon le PAM

Le PAM fournit des repas scolaires au Mali. Photo: PAM/Daouda Guirou (Photo d’archive)

24 mai 2013 – Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) a publié vendredi un rapport sur la situation de l'alimentation scolaire dans le monde apportant, pour la première fois, un aperçu global de l'alimentation scolaire et présentant des analyses détaillées de ces programmes dans les pays développés ainsi que les pays en développement. Le rapport fournit également des données sur l'utilisation des repas scolaires comme un « filet de sécurité » par les gouvernements lors des périodes de crises.

Selon le rapport, près de 368 millions d'enfants, soit un enfant sur cinq, reçoivent un repas quotidien à l'école dans 169 pays, à la fois dans les pays développés et dans ceux en développement. L'investissement mondial dans ces programmes s'élève à 75 milliards de dollars et la majorité de ces fonds proviennent des budgets gouvernementaux.

Toutefois, malgré la caractéristique globale de l'alimentation scolaire, l'étendue de ces programmes reste très limitée dans les zones enregistrant les besoins les plus importants. Dans les pays à faible revenu où les enfants sont plus en proie à la pauvreté et à la faim, seuls 18% des enfants reçoivent un repas quotidien à l'école contre 49% des enfants dans les pays à revenu intermédiaire.

« L'alimentation scolaire permet d'assurer que dans les endroits où une éducation de qualité est disponible, les enfants puissent saisir l'opportunité et apprendre », indique la Directrice exécutive du PAM, Ertharin Cousin, dans un communiqué de presse.

« C'est un investissement qui porte ses fruits dans l'avenir en formant des adultes mieux éduqués, plus forts et en meilleur santé. C'est également un filet de sécurité qui permet d'alléger la souffrance des plus vulnérables lors des crises », ajoute-t-elle.

Au cours des cinq dernières années, au moins 38 pays ont renforcé leurs programmes d'alimentation scolaire en réponse à une crise, qu'elle soit liée à la hausse des prix alimentaires, à un conflit, à une catastrophe naturelle ou à la volatilité financière.

« Lors des crises alimentaire et énergétique de 2008, beaucoup de gouvernements ont dû lutter pour protéger les plus vulnérables et ils se sont appuyés sur les repas scolaires pour le faire. Face à la récession économique actuelle, même les pays riches cherchent à évaluer comment les repas scolaires pourraient contribuer à éviter que les familles ne tombent dans la pauvreté et la faim », explique de son côté l'auteur principal du rapport, Carmen Burbano.

L'alimentation scolaire présente un large éventail d'avantages et d'opportunités pour l'éducation, la nutrition, le transfert des revenus et la production agricole locale. Selon les estimations du PAM, chaque dollar dépensé par les gouvernements et les donateurs apporte un gain économique de 3 dollars.

Le PAM gère des programmes de repas scolaires dans les pays en développement depuis près d'un demi-siècle. En 2012, le PAM a fourni des repas ou des encas nutritifs à 24,7 millions d'enfants dans 63 pays, y compris les rations à emporter pour 1,3 million de filles et 500.000 garçons. Ces repas encouragent les familles pauvres à garder leurs enfants à l'école au lieu de les envoyer à travailler dans les champs, les usines ou à la maison.

Le PAM soutient les gouvernements nationaux dans leurs efforts destinés à renforcer leur capacité de mettre en œuvre des programmes d'alimentation scolaire qui sont à la fois durables et de qualité. Cela permet de faire une transition efficace entre les programmes gérés par le PAM et les programmes d'alimentation scolaire gérés et mis en place par les autorités nationales.


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