Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie : l'ONU demande la fin des discriminations

le drapeau arc-en-ciel, symbole international des droits des gays, lesbiennes, bisexuels et transgenres.

17 mai 2013 – À l'occasion de la Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie célébrée vendredi par la communauté internationale, le Secrétaire général des Nations Unies a indiqué que la lutte contre ces deux fléaux devait faire partie des priorités dans le domaine du respect des droits de l'homme. Une telle lutte va de pair avec la longue bataille que mène l'ONU pour éliminer le racisme et promouvoir l'égalité des genres.

« La Déclaration universelle des droits de l'homme prône un monde de liberté et d'égalité, un engagement qui doit bénéficier à tous, sans exceptions », rappelle M. Ban dans son discours lu par la Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, lors du Forum international tenu à l'occasion de la Journée internationale.

Depuis 2005, cette Journée promeut des actions de sensibilisation et de prévention contre l'homophobie et la transphobie, telles que l'organisation de colloques, de manifestations de rue ou d'événements artistiques.

Dans son message, M. Ban demande aux gouvernements d'accroître leurs activités de sensibilisation « afin d'éradiquer les stéréotypes négatifs » qui continuent de peser sur les homosexuels et les personnes transgenres.

« Nous savons ce qu'il faut faire. Les lois draconiennes qui punissent les homosexuels, les bisexuels et les transgenres doivent être remplacées par des lois respectant les conventions des droits de l'homme», affirme le patron de l'ONU.

De son côté, le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, a rappelé qu'il y a plus de 30 ans, des homosexuels avaient allumé « la première étincelle dans la riposte de la communauté internationale à l'épidémie du virus VIH/sida ».

« Grâce à l'audace et au courage des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres, nous avons pu constater des progrès extraordinaires dans la lutte mondiale contre le virus», relève M. Sidibé dans un communiqué de presse.

« Toutefois, les discriminations fondées sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre continuent d'entraîner de nouvelles contaminations par le VIH/sida et entravent les efforts pour un traitement universel de la maladie», poursuit-il, ajoutant que le droit à la santé était un droit détenu par chaque individu.

La date du 17 mai a été choisie pour commémorer la décision de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), en 1990, de retirer l'homosexualité de la liste des troubles du comportement. Cette Journée est aujourd'hui célébrée dans plusieurs pays à travers le monde.


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