Le monde a fait des progrès spectaculaires pour améliorer la santé dans les pays les plus pauvres, affirme l'OMS

Une mère et son enfant au centre de soins Marian Ngouabi, au Congo-Brazzaville. Photo: Baudouin Mouanda

15 mai 2013 – Les écarts de santé entre les pays les plus riches et les plus pauvres se sont considérablement réduits ces dernières années, a indiqué mercredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à l'occasion de la publication de son rapport annuel sur les statistiques sanitaires dans le monde.

À l'approche de la date butoir de 2015 fixée pour les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), l'OMS souligne dans ce rapport les progrès considérables accomplis dans la réduction de la mortalité des enfants, de la mortalité maternelle, dans l'amélioration de la nutrition et dans la diminution de la mortalité imputable à l'infection à VIH, à la tuberculose et au paludisme.

Par exemple, les pays classés dans la catégorie des 25% ayant la situation la plus mauvaise ont fait des progrès impressionnants dans le domaine de la santé. L'écart absolu pour la mortalité des enfants entre les pays en tête et en queue de classement a ainsi été ramené de 171 à 107 décès pour 1000 naissances vivantes entre 1990 et 2011. Dans les pays les plus pauvres de la planète, la mortalité infantile a également pu être réduite de 39% depuis 1990.

««Les efforts intenses déployés pour atteindre les OMD ont manifestement amélioré la santé des populations partout dans le monde», a affirmé Dr Margaret Chan, Directeur général de l'organisation.

Toutefois, le monde reste, selon l'OMS, très inéquitable. Ainsi, bien que 27 pays aient déjà atteints la cible fixée par les OMD, le rythme actuel des progrès ne sera pas suffisant pour parvenir d'ici 2015 à la cible mondiale d'une réduction de deux tiers du taux de mortalité des enfants par rapport à 1990.

Et 95% des décès dus au paludisme se produisent dans 14 pays seulement, alors que le nombre des décès dus à la tuberculose a connu une réduction de seulement 34% dans les pays ayant les plus forts taux de mortalité par tuberculose, contre 70% dans les pays ayant les taux les plus faibles.

« Si nos statistiques montrent que, globalement, les écarts se réduisent entre les pays les plus et les moins avantagés dans le monde, la situation est, pourtant, loin d'être satisfaisante. Les progrès sont inégaux et de larges écarts subsistent à l'intérieur des pays et entre eux. », résume le Dr Ties Boerma, Directeur à l'OMS du département Statistiques sanitaires et systèmes d'information

Paraissant chaque année, la publication de l'OMS Statistiques sanitaires mondiales est la plus complète au monde. Elle contient des données en provenance de 194 pays pour une série d'indicateurs sur la mortalité, la morbidité et l'état des systèmes de santé.


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