L'ONU juge urgents de nouveaux efforts pour garantir l'accès à l'assainissement de millions de personnes

Photo: UNICEF/Asselin

13 mai 2013 – L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) ont publié lundi un rapport qui souligne que sans une augmentation des financements, près de 2,4 milliards de personnes, soit un tiers de la population mondiale, seront privés d'accès à l'assainissement amélioré en 2015.

L'Objectif du millénaire pour le développement (OMD), qui vise à diviser par deux la population qui n'avait pas accès à l'assainissement en 1990, risque de ne pas être réalisé pour la date butoir de 2015. 500 millions de personnes seraient alors toujours privés d'accès à l'assainissement.

« Il est urgent de mettre en place les éléments nécessaires pour accélérer la progression vers la réalisation de l'objectif, tels que l'engagement politique, le financement et le leadership », a déclaré la Directrice du programme de santé publique et de l'environnement de l'OMS, Maria Neira.

« Nous pouvons encore transformer la vie des millions de personnes qui n'ont toujours pas accès à l'assainissement de base », a affirmé Mme Neira, ajoutant que « les récompenses en termes d'amélioration de la santé, de lutte contre la pauvreté et de bien-être seraient immenses ». Le rapport rejoint l'appel urgent du Vice-secrétaire général de l'ONU, Jan Eliasson, lancé à la communauté internationale afin de mettre fin, d'ici 2025, à la pratique de la défécation à l'air libre.

En 2011, près de 64 % de la population mondiale bénéficiait d'un accès à l'assainissement amélioré, ce qui représente près de 1,9 millions de personnes de plus qu'en 1990. Cependant, 2,5 milliards de personnes sont actuellement toujours privées de tels services. Parmi elles, 761 millions se servent de structures publiques ou partagées, 693 millions étant obligées de se servir de structures non conformes aux normes minimales d'hygiène. En 2011, près d'un milliard de personnes pratiquaient la défécation à l'air libre.

« Nous sommes face à une urgence qui n'est pas moins inquiétante qu'un grand séisme ou un tsunami », a souligné le chef du programme mondial de l'eau, assainissement et hygiène de l'UNICEF, Sanjay Wijesekera. « Chaque jour, des centaines d'enfants meurent. Nous devons agir face à cette tragédie humaine colossale ».


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