Asie-Pacifique : un forum régional de l'ONU souligne l'importance de la préparation aux situations de catastrophe

Les participants à une table ronde organisée par la CESAP à Bangkok, en Thaïlande. Photo: ESCAP

1 mai 2013 – Investir dès maintenant dans des stratégies appropriées est essentiel pour prévenir et gérer des chocs tels que les catastrophes naturelles et les crises économiques, ont affirmé mercredi des experts réunis dans le cadre d'un forum des Nations Unies à Bangkok.

« Les gouvernements doivent en priorité investir dans la prévention et la préparation, qui sont plus efficaces et moins coûteuses que les efforts de relèvement », a expliqué la Secrétaire exécutive de la Commission économique et sociale pour l'Asie et le Pacifique (CESAP), Noeleen Heyzer, lors d'une table ronde ministérielle sur le renforcement de la résilience face aux catastrophes naturelles et aux crises économiques.

« Cela va de la mise à jour des normes ou de la modernisation des édifices considérés comme dangereux à la coordination des politiques monétaires régionales. »

S'agissant des crises économiques, Mme Heyzer a souligné que les décideurs politiques devaient trouver un équilibre entre les efforts de stabilité à court terme avec le développement à long terme. « En pleine crise ou catastrophe, on peut difficilement se permettre d'appliquer mécaniquement des normes conventionnelles de stabilisation macroéconomique. Nous avons besoin d'un cadre régional Asie-Pacifique pour garantir la résilience ».

La table ronde s'est appuyée sur les conclusions d'une nouvelle étude de la CESAP qui constate que des chocs de nature différente se produisent avec une fréquence accrue et convergent entre eux de façon inédite.

Lors des discussions, les experts dépêchés par l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE), mais aussi par l'Indonésie, le Pakistan et les Philippines ont convenu que la résistance des pays aux catastrophes naturelles et aux crises économiques se fonde avant tout sur la préparation, notant le rôle important de la coopération régionale dans le renforcement de la résilience.

La région Asie-Pacifique a accumulé une vaste expérience en matière de catastrophes naturelles. Le Pakistan a subi un tremblement de terre dévastateur en 2005, ainsi que des inondations en 2010. Les gouvernements locaux des Philippines se préparent chaque année à l'éventualité de cyclones et les pays de la région dans leur ensemble ont mis au point des systèmes d'alerte rapide communs pour les tsunamis, depuis celui qui a tué des centaines de milliers de personnes en 2004 dans l'Océan indien.

La semaine dernière, le Vice-Secrétaire général de l'ONU, Jan Eliasson, avait lancé lors de ce forum un appel urgent en faveur de la protection des populations pauvres et vulnérables en situation de catastrophe naturelle ou de crise économique. « Les plus pauvres sont les plus vulnérables lors de catastrophes, comme nous le constatons partout dans le monde. Nous devons mieux reconstruire et nous préparer pour la prochaine fois. »

« Nous devons absolument inscrire la réduction des risques de catastrophe dans le paradigme de développement post-2015 avec la coopération du secteur privé, de la société civile, du milieu universitaire et du monde scientifique», a-t-il ajouté.


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