Plus de 2.000 enfants enrôlés par les groupes armés en République Centrafricaine, affirme l'UNICEF

D’ex-enfants soldats dans un centre de transit de l’UNICEF, en République centrafricaine. Photo: UNICEF/Brian Sokol

12 avril 2013 – Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a affirmé vendredi détenir la preuve évidente de la poursuite du recrutement et de l'utilisation des enfants par les groupes armés en République Centrafricaine, mettant en garde leurs dirigeants quant au fait que ces pratiques constituent une violation grave du droit international.

L'UNICEF estime que plus de 2.000 garçons et filles ont été associés à des groupes armés, y compris les groupes d'autodéfense opérant dans le pays avant la recrudescence des hostilités en décembre, l'an dernier. La prise de la capitale Bangui par les rebelles de la coalition de la Séléka le 24 mars n'a pas permis de mettre fin à de telles violations. Le recrutement et l'utilisation d'enfants par les forces et groupes armés ont été monnaie courante des deux côtés lors des dernières confrontations, et ce depuis décembre 2012.

« Le recrutement d'enfants est à la fois moralement inacceptable et interdit par le droit international. Nous avons demandé aux nouvelles autorités du pays de garantir la libération immédiate de tous les enfants associés aux groupes armés ainsi que leur protection contre de nouvelles violations », a déclaré le représentant de l'UNICEF en République Centrafricaine, Souleymane Diabaté.

« Les autorités en place à Bangui ont manifesté leur intention d'identifier et de libérer les enfants dans les rangs des groupes armés. L'UNICEF s'est engagé à coopérer avec elles pour s'assurer de l'arrêt immédiat de nouveaux recrutements et soutenir les processus d'identification et de réinsertion des enfants », a-t-il ajouté.

Depuis 2007, plus de 1.000 filles et garçons ont été libérés des groupes armés et des groupes d'auto-défense en RCA. L'UNICEF a collaboré avec ses partenaires sur le terrain pour offrir à ces enfants les services de réadaptation et de réinsertion adéquats. Au cours des quatre derniers mois, en raison des tensions, de l'insécurité et du manque d'accès des travailleurs humanitaires à une grande partie du pays, les enfants sont plus que jamais exposés à de graves risques.

À ce jour, l'UNICEF estime que seulement 25% des fonds nécessaires pour financer les activités de protection ont été reçus dans le cadre de la réponse au conflit récent.


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