Les dangers de pollution de l'air sont d'une gravité insoupçonnée, prévient l'ONU

Photo: ONU/Kibae Park

8 avril 2013 – L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a souligné lundi que la pollution de l'air était beaucoup plus dangereuse pour la santé que ce que l'on pensait auparavant, appelant à l'adoption rapide d'un plan d'action mondial pour combattre l'un des « plus graves dangers pour la santé humaine ».

L'avertissement a été lancé ce week-end à Paris lors de la réunion de la Coalition pour le climat et l'air pur (CCAP), qui fait partie du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE). Des experts ont prévenu que la pollution de l'air intérieur était devenue le premier facteur de risque sanitaire en Asie du Sud, et le deuxième en Afrique de l'Est, centrale, en Afrique subsaharienne occidentale et en Asie du Sud-Est.

« Les estimations montrent que 3,5 millions de personnes meurent prématurément chaque année de la pollution de l'air dans les foyers et 3,3 millions de la pollution de l'air extérieure », a déclaré le Dr Maria Neira, Directrice du Département de la santé publique et de l'environnement de l'OMS, lors de la réunion de la CCAP.

Selon la CCAP, les principaux facteurs de la pollution sont les polluants « de courte durée de vie », ou PCDV, à l'origine de la détérioration de la santé, des pertes de récoltes et des changements climatiques.

Les PCDV proviennent aussi bien des moteurs diesel et des émanations de poêles de mauvaise qualité que de la combustion du pétrole et du gaz naturel et des émissions de déchets. De nombreux poêles dégagent du monoxyde de carbone et autre polluants qui excèdent jusqu'à 100 fois les normes maximales recommandées.

Le PNUE souligne la nécessité de lancer des actions de toute urgence pour limiter de façon « drastique » le nombre de décès provoqués par la pollution de l'air, notamment en limitant les émissions de carbone des poids lourds, une priorité de la CCAP.

La CCAP a ajouté que des efforts ont d'ores et déjà été déployés grâce à des technologies modernes capables de réduire de 10 à 50% les émissions de polluants de la production de briques, et que des projets de distribution de poêles « propres » avaient été mis en place, comme par exemple au Bangladesh.


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