Une réunion de l'ONU se penche sur les nouvelles menaces à la paix et la sécurité au Mali et en Afrique de l'Ouest

David Gressly, nouveau Représentant spécial adjoint pour le Mali, ici en visite à Mopti, en avril 2012. Photo: PNUD/Nicolas Meulders

3 avril 2013 – Une réunion rassemblant des représentants d'agences onusiennes, d'organisations intergouvernementales et de la société civile et des universitaires s'est déroulée mercredi à Dakar sur le thème des nouvelles menaces aux droits de l'homme et des perspectives sous-régionales pour la paix et la sécurité en Afrique de l'Ouest.

Organisée conjointement par le Bureau des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest (UNOWA) et le Bureau Politique des Nations Unies au Mali (UNOM), cette rencontre, baptisée « Arbre à palabre », s'inspirait d'un concept emprunté aux traditions africaines.

Elle s'est voulu une plateforme d'échanges informels sur les questions d'actualité relatives à la gouvernance, l'état de droit, les droits de l'homme, le genre, la paix et la sécurité en Afrique de l'Ouest.

« L'arbre à palabre représente cet endroit où tous les membres de la collectivité se retrouvaient pour débattre des questions d'intérêt général et de problèmes touchant tout un chacun. En cela, l'arbre à palabre représentait un moyen authentique de participation, et donc de promotion des droits de l'homme », s'est félicité David Gressly, le chef de l'UNOM au Mali lors de la cérémonie d'ouverture.

L'objectif principal de la rencontre de Dakar était d'amorcer une discussion entre les acteurs clés de la communauté des droits de l'homme à la lumière de la situation au Mali.

« Les menaces incluent désormais un déficit d'autorité légitime de certains États, la criminalité transfrontalière et le trafic de stupéfiants, le terrorisme, et des extrémismes de toute sorte. Ce qui est désormais en jeu, c'est l'existence et la protection des fondements mêmes de nos États et de nos sociétés, que nous voulons basés sur l'État de droit, les droits de l'homme, les libertés publiques et la justice sociale. C'est pour ces valeurs que nous nous battons, et c'est en leur nom que nous ne cesserons de nous mobiliser pour que les Etats d'Afrique de l'Ouest se renforcent et jouent mieux encore le rôle qui est le leur », a affirmé M. Gressly.

Les réponses et recommandations formulées au cours des débats inspireront les Nations Unies pour la formulation de leurs actions au Mali et dans la sous-région, en soutien aux efforts collectifs.

« Cette rencontre est une illustration du partenariat entre UNOWA et UNOM pour accompagner les acteurs maliens et ouest africains dans la recherche de solutions face aux nouveaux défis qui se présentent en ce moment », a conclu Moudjib Djinadou, le chef de Cabinet d'UNOWA.

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