Somalie: l'Envoyé de l'ONU choqué par le meurtre d'une journaliste radio

Le Représentant spécial Augustine Mahiga.

25 mars 2013 – Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Somalie, Augustine Mahiga, s'est déclaré lundi choqué et attristé par l'assassinat d'une journaliste radio, appelant les autorités du pays à faire traduire les responsables en justice.

« Je condamne dans les termes vigoureux cette attaque odieuse et adresse mes condoléances les plus sincères à la famille et aux amis de Rahma Abdulkadir », indique M. Mahiga dans un communiqué de presse.

Mme Abdulkadir, qui travaillait pour la station Abduwaq, aurait été abattue par des inconnus dans le district de Yaqshid de la capitale Mogadiscio, la nuit dernière. Elle est la troisième professionnelle des médias à avoir été tuée en Somalie en 2013. L'an dernier, 18 journalistes y ont perdu la vie lors d'attaques les visant directement ou indirectement.

« La Somalie continue d'être l'un des pays les plus dangereux du monde pour les journalistes. Cela doit changer », poursuit le Représentant spécial, qui a appelé le Groupe de travail indépendant sur les droits de l'homme, récemment formé, et les agences d'application des lois à faire traduire en justice les auteurs de tels actes.

Après des décennies de guerre civile, de lutte entre factions et d'absence de lois, cette nation troublée de la Corne de l'Afrique s'est engagée dans un processus de paix et de réconciliation, marquée en 2012 par plusieurs étapes historiques qui ont mis fin à une période de transition de huit ans. Parmi les plus significatives, figurent l'adoption d'une Constitution provisoire, l'établissement d'un nouveau Parlement et la sélection des nouveaux Président et Premier Ministre du pays.

« La communauté des médias en Somalie a prouvé son courage et sa résilience au fil des années. La Somalie est entrée dans une nouvelle ère, où la liberté d'expression est garantie par la constitution provisoire et où le gouvernement s'est engagé à protéger les droits humains, en particulier ceux des groupes vulnérables, dont les journalistes dont partie. J'appelle les assaillants à mettre fin à cette violence insensée », ajoute M. Mahiga dans sa déclaration.

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