République centrafricaine : l'ONU préoccupée par l'avancée de la Séléka vers la capitale Bangui

Des réfugiés en provenance de République centrafricaine patientent une distribution de vivres à Mobayi-Mbongo, en RDC. Photo: HCR/D. Mbaiorem

22 mars 2013 – Le Secrétaire général est très inquiet suite aux informations faisant état d'une reprise des hostilités en République centrafricaine, et ce en dépit de la signature des accords de Libreville le 11 janvier 2013.

C'est par ces mots que débute une déclaration transmise par le porte-parole de Ban Ki-moon au moment même où les membres du Conseil de sécurité ont exprimé, par la voix de son Président pour le mois de mars, l'Ambassadeur russe, Vitaly Churkin, leurs propres préoccupations alors que les groupes armés regroupés sous la bannière de la Séléka semblent progresser en direction de la capitale Bangui.

« Le Secrétaire général condamne tous les actes de violence et appelle la Séléka à cesser immédiatement son offensive militaire. Il encourage également tous les acteurs concernés à respecter leurs engagements tels que contenus dans les accords de Libreville », indique la déclaration transmise par le porte-parole de M. Ban.

Conclu en janvier 2013 par le gouvernement et les trois principales formations rebelles de la Séléka, les accords de Libreville avaient aidé à rétablir une certaine stabilité en République centrafricaine, nation à l'histoire politique troublée et théâtre de conflits armés récurrents. Selon le Département des affaires politiques de l'ONU, l'autorité de l'État est faible dans de nombreuses régions du territoire où sévissent des groupes rebelles ou criminels.

Les Nations Unies, poursuit la déclaration du porte-parole, continueront à soutenir les actions concertées, y compris celles entreprises par la Communauté Economique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC), pour garantir que toutes les parties prenantes centrafricaines résolvent la crise actuelle de manière pacifique.

« Le Secrétaire général […] a l'intention d'appeler les dirigeants régionaux à faire tout leur possible pour arrêter les hostilités et amener les parties à mettre en œuvre les accords de Libreville sans délai. »

De leur côté, les membres du Conseil de sécurité ont souligné que les auteurs de violations du droit humanitaire international et des droits de l'homme, en particulier les actes de torture, les exécutions sommaires, les violences sexuelles et l'enrôlement forcé d'enfants-soldats dans le cadre du conflit, devront être tenus pour responsables de leurs actes.

« Ils rappellent que de telles violations […] peuvent être considérées comme des crimes au regard du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, à laquelle la République centrafricaine est partie. »


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