L'UNESCO nomme le compositeur chinois Tan Dun Ambassadeur de bonne volonté

La Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova. Photo: UNESCO/Dov Lynch

22 mars 2013 – La Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a nommé vendredi le compositeur Tan Dun en qualité d'Ambassadeur de bonne volonté de l'UNESCO.

Tan Dun est diplômé du Conservatoire central de Pékin et de l'Université Columbia de New York. Lauréat du Prix Grawemeyer, le plus prestigieux des prix de composition, il débute sa carrière à l'Opéra de Pékin et sa musique est aujourd'hui jouée dans le monde entier par les ensembles les plus renommés. Il a également remporté un Oscar un Grammy Award pour la bande originale du film Tigre et dragon (2000). Il a été en outre Ambassadeur culturel de l'Exposition Universelle de Shanghai 2010.

Résidant à New York depuis 1986, il déclare être venu aux États-Unis d'Amérique pour mieux comprendre la musique chinoise. Compositeur atypique, il revendique ses propres traditions qu'il associe délibérément à d'autres cultures musicales.

Sa musique, si particulière, est interprétée dans le monde entier dans des lieux aussi mythiques que le Concertgebouw d'Amsterdam, le Metropolitan Opera de New York, le Suntory Hall de Tokyo, le Royal Festival Hall de Londres et l'Opéra Bastille de Paris.

Il est également célèbre pour avoir dirigé de grandes œuvres du 20ème siècle et travaillé avec des artistes d'autres disciplines, chorégraphes, metteurs en scène. De plus, il interprète ses propres œuvres en soliste.

Outre ses compositions classiques, Tan Dun est connu pour ses projets expérimentaux : musique pour céramique, eau, papier, pierre. Sa musique s'inscrit bien souvent dans un vaste dispositif scénique et multimédia, dans un dessin d'ouverture humaine intérieure et collective.

Dédié au violoncelliste Yo-Yo Ma, "The Map" puise dans des racines occidentales et chinoises. Créé en 1999 par le Philharmonique de New-York, le "Concerto for Water Percussions and orchestra" a une grande valeur symbolique pour le compositeur : « l'eau est ce qui nous unit, ce sans quoi la vie serait impossible. Ce sont les larmes de l'océan ».

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