L'AIEA exprime sa préoccupation devant les programmes nucléaires iranien et nord-coréen

Le Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano. Photo: Dean Calma/AIEA

4 mars 2013 – Annonçant lundi la poursuite des efforts de l'ONU pour aider le Japon à surmonter les conséquences de l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima de mars 2011, le Directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, a également exprimé ses préoccupations devant les développements des programmes nucléaires de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et de l'Iran.

« Les deux dernières années ont été difficiles, particulièrement pour la population et le gouvernement du Japon, mais également pour l'AIEA. Cependant, le pire est derrière nous et nous sommes entrés dans la phase post-accident », a déclaré M. Amano au Conseil des Gouverneurs de l'agence onusienne à Vienne, auxquels il présentait un nouveau rapport.

Lundi prochain marquera en effet le deuxième anniversaire de l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, qui fut endommagée par un séisme et un tsunami en mars 2011. Cet accident nucléaire était le pire depuis la catastrophe de Tchernobyl en 1986.

« L'agence continue d'aider le Japon à faire face aux conséquences de l'accident. Les États Membres font eux aussi des efforts considérables pour appliquer les leçons tirées de cet accident et de ceux qui l'ont précédé », a assuré M. Amano.

Lors de la conférence ministérielle de Fukushima en décembre 2012, l'AIEA a signé un accord de partenariat avec le gouverneur de la préfecture qui prévoit notamment des projets communs de surveillance des radiations, de la santé publique et de renforcement des capacités des entités responsables de la préparation aux catastrophes.

Les 35 États représentés au sein du Conseil des Gouverneurs de l'AIEA se sont réunis pour réexaminer la mission de vérification de l'agence sur la sécurité et la nature pacifique de l'utilisation des technologies nucléaires. M. Amano a notamment expliqué que la vérification de la non-diversion de matériaux nucléaires déclarés par l'Iran se poursuivait, conformément à l'accord de garantie.

« L'Iran ne fournit pas la coopération nécessaire pour donner une assurance crédible de l'absence de matériaux ou d'activités nucléaires non déclarées. L'Agence ne peut donc pas conclure que l'ensemble des matériaux nucléaires se trouvant en Iran sont utilisées à des activités pacifiques », a expliqué M. Amano.

Le Directeur général a rappelé que l'AIEA et les représentants iraniens s'étaient rencontrés trois fois depuis novembre 2012, sans parvenir à un accord. L'AIEA a notamment demandé en vain l'accès au site de Parchin et M. Amano réitéré son appel aux autorités iraniennes pour qu'elles ménagent cet accès au plus vite, en signe de bonne foi.

Celui-ci a également fait part aujourd'hui de sa préoccupation concernant l'essai nucléaire auquel les autorités nord-coréennes ont précédé, en dépit des appels de la communauté internationale.

« Je réitère mon appel à la République populaire démocratique de Corée (RPDC) pour qu'elle respecte pleinement le Traité de non-prolifération et coopère avec l'agence. L'AIEA se tient prête à contribuer au règlement pacifique de la question en reprenant les activités de vérification lorsqu'un accord politique sera conclu entre les pays concernés », a ajouté M. Amano.


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