L'ONU marque le 20ème anniversaire de la Déclaration de Vienne en marge du Conseil des droits de l'homme

Message vidéo du Secrétaire général Ban ki-moon pour le 20ème anniversaire de la Déclaration de Vienne. Photo: ONU//Jean-Marc Ferré

25 février 2013 – De hauts fonctionnaires des Nations Unies ont salué lundi la Déclaration de Vienne de 1993, qui a porté création du poste de Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme et renforcé le régime des droits de l'homme et l'obligation faite aux États de les respecter.

« Les droits humains et les libertés fondamentales sont les forces vives des Nations Unies », a affirmé le Secrétaire général Ban Ki-moon dans un message qu'il a adressé par visioconférence lors d'un panel organisé à Genève afin de commémorer le 20ème anniversaire de la Déclaration et du Programme d'action de Vienne.

« Depuis les débuts de l'Organisation, les États Membres et leurs partenaires de la société civile ont œuvré à l'élaboration d'un ensemble d'instruments […] capables de faire respecter les principes de la Charte des Nations Unies et de la Déclaration universelle des droits de l'homme », a-t-il noté.

Adoptée lors de la Conférence mondiale sur les droits de l'homme, qui s'est déroulée à Vienne en juin 1993, puis approuvée par l'Assemblée générale, la Déclaration a notamment porté création du poste de Haut Commissaire aux droits de l'homme, qu'occupe actuellement Navi Pillay.

En tant que membre d'une organisation qui avait participé à un évènement en marge de la Conférence de 1993, Mme Pillay a évoqué aujourd'hui une « ère de changements », marquée par la fin de Guerre froide et de l'apartheid en Afrique du Sud.

Dans une déclaration lue en son nom par Bacre Ndiaye, le Directeur du Conseil des droits de l'homme et de la Division des procédures spéciales au sein du Haut Commissariat, Mme Pillay affirme que la Conférence a marqué la toute première fois où des représentants de gouvernements et de la société civile ont parlé des droits des femmes dans le cadre d'une conférence consacrée aux droits humains et pas spécifiquement aux droits des femmes.

« Ce changement dans la manière de concevoir les droits de l'homme a ouvert la voie à des avancées déterminantes », a-t-elle noté, citant la Déclaration sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes et le Protocole facultatif à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. Elle a également contribué à la manière dont la perspective de genre a été intégrée dans l'Organisation dans son ensemble.

« Toutefois, il reste beaucoup à faire. Comme c'était le cas il y a 20 ans, femmes et filles continuent d'être sexuellement et physiquement abusées et les responsables d'agir en toute impunité », a relevé Mme Pillay, pour qui la participation politique des femmes et leur pleine autonomisation est un work in progress.

La Haute Commissaire a également exhorté la société civile à poursuivre son engagement vigoureux avec les Nations Unies, notant le rôle vital que les organisations non gouvernementales ont joué avec la Déclaration et le Programme d'action de Vienne.

« Les Nations Unies ne pourront réaliser leurs objectifs sans la participation de ceux au service desquels elles sont supposées être. C'est seulement en écoutant leurs préoccupations que nous pourrons veiller à ce que notre action fasse une différence dans les vraies vies de vrais gens », a-t-elle lancé.


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