Le Conseil proroge jusqu'au 31 mai prochain le mandat du Bureau intégré de l'ONU en Guinée-Bissau

Le Conseil de sécurité de l’ONU. Photo ONU/Evan Schneider

22 février 2013 – Soulignant que la situation complexe que connaît la Guinée-Bissau a compromis la bonne exécution du mandat qu'il a confié au Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix dans ce pays (BINUGBIS), le Conseil de sécurité a prorogé vendredi le mandat de cet organe jusqu'au 31 mai 2013.

Dans son dernier rapport en date sur l'évolution de la situation en Guinée-Bissau et sur les activités du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix dans ce pays, le Secrétaire général observe que les forces de défense et de sécurité ne sont toujours pas placées sous le contrôle et la surveillance des autorités civiles. Il estime également gravement préoccupantes « les tentatives de manipulation constantes des forces armées par certains politiciens animés d'intérêts sectaires ».

Cette situation, poursuit Ban Ki-moon, « entrave le bon fonctionnement des institutions publiques et souligne la nécessité urgente de modifier radicalement la manière de faire de la politique dans le pays, ainsi que de réformer impérativement les secteurs de la sécurité et de la justice ».

À la lumière des problèmes complexes auxquels la Guinée-Bissau est confrontée et, étant donné que son nouveau Représentant spécial pour la Guinée-Bissau, José Ramos-Horta, prend ses fonctions ce mois-ci, le Secrétaire général avait recommandé la prorogation du mandat du BINUGBIS pour une période de trois mois, jusqu'au 31 mai 2013, afin de lui permettre dans un premier temps d'évaluer la situation dans le pays.

En vertu de la résolution adoptée aujourd'hui, le Conseil exige à nouveau des forces armées qu'elles se soumettent pleinement à la tutelle du pouvoir civil. Il demande également aux parties prenantes en Guinée-Bissau de continuer d'œuvrer à approfondir le dialogue politique interne « de façon à créer un climat propice à la tenue d'élections libres, justes et transparentes, acceptables pour tous, en vue du rétablissement rapide de l'ordre constitutionnel et de la stabilisation à long terme du pays ».

Il se dit en outre prêt à envisager d'adopter de nouvelles mesures contre ceux qui se livrent au trafic de drogues et à la criminalité organisée en Guinée-Bissau.


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