Affaire Duvalier : Pillay rappelle qu'il ne saurait y avoir d'impunité pour les crimes graves

Des Haïtiens patientent devant le tribunal de la paix dans la ville de Grand Boucan, en mai 2012. Photo: ONU/Victoria Hazou

21 février 2013 – À l'occasion de la reprise, cette semaine, des audiences de la Cour d'appel de Port-au-Prince concernant l'ancien Président d'Haïti, Jean-Claude Duvalier, la Haut Commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, a rappelé jeudi aux autorités haïtiennes que l'État a pour obligation de garantir qu'il n'y ait pas d'impunité pour les violations graves des droits de l'homme commises dans le passé.

M. Duvalier est accusé de corruption, vol et détournement de fonds pendant ses années au pouvoir, de 1971 à 1986. Surnommé « Baby Doc », il avait été propulsé à la tête du pays à la mort de son père, François « Papa Doc » Duvalier, qui faisait régner un climat de terreur en Haïti.

« De telles violations systématiques des droits ne peuvent être ignorées. Tous les Haïtiens qui ont souffert de tels abus ont le droit d'obtenir justice. J'encourage les autorités judiciaires à assumer leurs responsabilités et à garantir aux victimes la justice qui leur est due depuis longtemps », insiste Mme Pillay dans un communiqué de presse.

La Haut Commissaire rappelle qu'en vertu du droit international, il n'y a pas de prescription pour les violations graves des droits de l'homme pouvant être assimilées à des crimes internationaux comme la torture, les exécutions extrajudiciaires, les disparitions forcées et les viols.


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