Le Secrétaire général exhorte les États membres à faire de l'économie verte le moteur de la croissance

Des panneaux solaires. Photo credit: Shutterstock

19 février 2013 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé lundi les États membres à se doter de politiques respectueuses de l'environnement, en soulignant que celles-ci seraient également bénéfiques à la croissance économique et la prospérité.

« Lorsque l'environnement est négligé, la pauvreté et l'instabilité sont les conséquences inévitables. Lorsqu'elle est entretenue, elle permet la prospérité », a déclaré M. Ban. « Vous avez la responsabilité de promouvoir ces vérités et d'aider à élaborer les politiques et les programmes bénéfiques à tous et en particulier aux plus vulnérables aux dégradations de l'environnement et aux changements climatiques ».

« Pour cela, vous devez vous engager dans un dialogue avec vos partenaires au sein des gouvernements pour les aider à comprendre que les investissements dans la protection de l'environnement et en faveur d'une économie verte ne sont pas un coût, mais la garantie nécessaire de l'avenir que nous souhaitons », a-t-il plaidé.

Pour la première fois, l'ensemble des États membres de l'ONU participaient au forum, qui s'achèvera vendredi à Nairobi, comme suite à la décision prise lors de la Conférence sur le développement durable (Rio+20) sur la participation universelle au PNUE.

« Nous ne pouvons pas sauver la planète en privilégiant une espèce, une politique, une question, une loi ou un traité en particulier. Notre défi au début du 21ème siècle est devenu systémique », a affirmé le Directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner dans son allocution d'ouverture.

« Les ministres de l'environnement ont un mandat de protection de l'environnement. Leur succès sera de plus en plus mesuré à l'aune de leur capacité à présenter des solutions qui créent des emplois, élargissent l'accès à l'énergie, soulèvent la question de la sécurité alimentaire, réduisent la pauvreté et améliorent les moyens de subsistance », a-t-il ajouté.

De son côté, l'expert indépendant de l'ONU sur les droits de l'homme et l'environnement, John Knox, a exhorté les gouvernements à prendre en compte les droits de l'homme lors de la conception de politiques environnementales.

« Lorsque les gouvernements échouent dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, mettant en danger l'existence des communautés arctiques et des zones littorales basses notamment, ils échouent à protéger plusieurs droits de l'homme fondamentaux, dont ceux à la vie, à la santé, à la propriété et au développement », a dit M. Knox.

« Les droits de l'homme et l'environnement ne sont pas seulement liés entre eux, ils sont interdépendants. Un environnement sain est primordial pour les droits de l'homme et vice-versa», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, à Nairobi également, plusieurs agences des Nations Unies ont aujourd'hui conclu le Partenariat pour l'action en faveur d'une économie verte (PAGE), qui aidera les pays participants à investir dans des stratégies créatrices d'« emplois verts », à promouvoir des technologies propres et des infrastructures peu gourmandes en ressources et à réduire les risques qui se posent à l'environnement.

C'est la première fois que quatre entités des Nations Unies – le PNUE, l'Organisation internationale du travail (OIT), l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel et l'Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche – joignent leurs forces pour coordonner leur expertise et leurs ressources au niveau national.

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