Yémen : le Conseil de sécurité agite la menace de sanctions en cas de blocage du processus politique

Le Président du Yémen, Abd Rab Mansour Hadi. Photo ONU/E. Schneider

15 février 2013 – Le Conseil de sécurité s'est félicité vendredi de l'annonce faite par le Président du Yémen, Abdrabuh Mansour Hadi, du lancement de la Conférence nationale de dialogue, le 18 mars, tout en se disant prêt à envisager de nouvelles sanctions si le processus politique s'avérait menacé.

Dans la déclaration présidentielle qu'il a adoptée aujourd'hui, le Conseil se déclare en effet « prêt à envisager de nouvelles mesures, notamment en vertu de l'Article 41 de la Charte des Nations Unies, si les agissements visant à saper l'action du Gouvernement d'unité nationale et la transition politique se poursuivent ».

Le Conseil rappelle que la période de transition doit être une initiative nationale et se dérouler sous le signe de la démocratie, de la bonne gouvernance, de l'état de droit, de la réconciliation nationale et du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales de tous les Yéménites.

Ses membres soulignent en outre l'importance de la nature inclusive de la Conférence nationale de dialogue, avec la participation pleine et active de toutes les composantes de la société yéménite, notamment de représentants du Sud et des autres régions, ainsi que des jeunes et des femmes.

Il appelle toutes les parties à respecter le calendrier et les critères établis dans l'accord sur la transition politique, exprimant l'espoir que la Conférence aboutisse à un référendum sur la Constitution et des élections « d'ici à février 2014 ».

Le Yémen s'est engagé dans un processus de transition démocratique depuis qu'un mouvement de protestations populaire a poussé l'ancien Président Ali Abdullah Saleh à la démission. Depuis, le pays est dirigé par un gouvernement d'unité nationale sous la direction du Président Abd Rab Mansour Hadi, élu en février 2012.

La déclaration d'aujourd'hui relaie les préoccupations quant aux pressions exercées sur le processus de transition par « des personnes qui représentent l'ancien régime ou l'ancienne opposition au Yémen » et n'adhèrent pas aux principes directeurs de l'accord régissant le mécanisme d'application du processus de transition, notamment les anciens Président et Vice-président, MM. Saleh et Ali Salim Al-Beidh, respectivement. Le Conseil a fait également état d'allégations concernant l'argent et les armes envoyés au Yémen afin d'y « saper la transition ».

Engageant le gouvernement yéménite à adopter la loi sur la justice transitionnelle, il se relève deux avancées notables : le plan d'action censé mettre fin à l'enrôlement et à l'emploi d'enfants par les forces de sécurité yéménites et la promulgation du décret portant création du Bureau exécutif du Cadre de responsabilité mutuelle.


News Tracker: autres dépêches sur la question

L'envoyé de l'ONU au Yémen indique que le pays a besoin du soutien du Conseil de sécurité pour poursuivre la transition politique

Aucun résultat
Aucun résultat